Programme de musique Contemporaine - Hongrie- Italie

“Rencontre entre plusieurs générations des compositeurs hongrois et italiens”

(In memoriam Zoltán Jeney)

Samedi 07 décembre 2019 - 20:00
 
Présentation du concert par Marta Grabócz (membre senior en 2009 et 2015), Nicola Verzina et Paolo Rosato
 
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La couleur du goût : Psychologie et esthétique au siècle de Hume

Laurent Jaffro est professeur de philosophie morale à l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne et membre senior de l'IUF (promotion 2017)

Son nouvel ouvrage "La couleur du goût : Psychologie et esthétique au siècle de Hume" vient de paraître aux "éditions Vrin".

Comment une préférence esthétique peut-elle être plus juste qu’une autre? Les philosophes anglophones du XVIIIe siècle ont débattu de la « règle du goût », qui fait le titre d’un essai décisif de Hume. Deux traditions, empiriste et platonicienne, s’affrontent. En combinant vision d’ensemble et analyse des argumentations, ce livre retrace l’histoire de ce débat et le poursuit.
Les valeurs sont-elles analogues à des couleurs? Sont-elles des fantasmes ou des réalités? Une psychologie suffit-elle à éclairer le goût? Est-il semblable à un organe sensoriel ou est-il une émotion? Est-il plaisir ou jugement?
Une hypothèse : La diffusion des représentations de l’univers qu’induit la révolution scientifique modifie le regard sur les beautés de la nature et sur le sens de l’activité artiste.
Un parti-pris : Une bonne théorie se place sur un terrain commun au subjectivisme raisonnable de Hume et au cognitivisme modéré de Reid; elle met d’accord l’inspiration platonicienne, trop minorée, de l’esthétique anglophone, et la méthode psychologique.

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L’horizon est ici : Pour une prolifération des modes de relations

Myriam Suchet est maîtresse de conférence à l’Université Sorbonne Nouvelle, directrice du Centre d’études québécoises de Paris 3 et membre junior de l'IUF (promotion 2019). Elle a écrit deux précédents ouvrages pouvant former, avec L’horizon est ici, une trilogie dessinant sa manière de concevoir les pratiques hétérolingues.

Son nouvel ouvrage "L’horizon est ici" vient de paraître aux "éditions du commun".

Dans un monde où les liens se crispent, se liquéfient, déployer des formes de vie solidaires et émancipées implique de s’arracher aux modes de rapports établis et d’en expérimenter de nouveaux. Mais lesquels ?

Ce livre invite à porter attention aux qualités singulières de toute relation : chaque page reprend la structure du Talmud pour agencer un ensemble de matériaux empruntés à différents univers d’action, de création et de réflexion. Les textes et leurs interprétations littéraires opèrent comme des agents de liaison permettant de caractériser les modes de relation en dehors des termes habituellement employés pour les désigner et, ce faisant, ouvrir une brèche où être en lien autrement.

L’autrice tente ici de décaler nos manières de regarder et de pratiquer les relations aux autres. Et pour cela, elle expérimente un livre qui emprunte sa forme au Talmud. Les textes et leurs interprétations littéraires nous font cheminer parmis 140 extraits aussi divers que singuliers allant d’Henri Michaux, à Suzanne Jacob, en passant par Paul Célan, Sony Labou Tansi, Marguerite Duras ou encore Alain Damasio.

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Menaces sur l’alimentation : Emballages, colorants et autres contaminants alimentaires, XIXe-XXe siècles

Florence Hachez-Leroy est maîtresse de conférences HDR à l’université d’Artois et chercheuse à l’EHESS (Centre de recherches historiques), membre honoraire junior de l’IUF. Spécialiste en histoire économique et patrimoine industriel, elle est présidente de l’association nationale pour le patrimoine industriel, le CILAC. Elle est l’auteure de Menaces sur l'alimentation : Emballages, colorants et autres contaminants alimentaires, XIXe-XXe (Presses Universitaires François Rabelais, 2019).

Au XIXe siècle, l’apparition de nouveaux matériaux d’emballage et des additifs alimentaires de synthèse révolutionne la conservation des aliments. Pourtant ces progrès induisent des menaces sur l’alimentation – intoxications ou fraude avérée – contre lesquelles pouvoirs publics et scientifiques engagent une lutte commune. Un long processus de régulation s’amorce dans les pays industrialisés et aboutit après-guerre à la création d’organismes supra nationaux comme la Food and Agriculture Organization (FAO) des Nations-Unis.
Analysant plusieurs cas emblématiques et fascinants comme l’arrivée progressive des colorants dans les aliments, le développement des emballages en cellophane, ou l’utilisation des sels d’aluminium, cet ouvrage propose une histoire croisée des cultures de l’alimentation et de la toxicologie alimentaire à l’échelle internationale.
Cette histoire des colorants et des emballages alimentaires met en exergue des controverses du XIXe siècle qui résonnent avec les questions actuelles comme celle sur l’aluminium et la santé ou encore les emballages plastiques et l’environnement. Cette réflexion neuve dessine un paysage historique fascinant où circulent scientifiques, industriels, législateurs, hommes politiques et simples citoyens.

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Présentation du livre sur France culture dans l'émission Le Cours de l'histoire

Les derniers Séleucides et leur territoire - 20-22 novembre 2019

Ce colloque s’inscrit dans une réflexion de long terme menée à Nancy sur le royaume séleucide et son fonctionnement. Une première rencontre organisée en 2010 et publiée en 2012 avait permis d'adopter le point de vue des communautés sujettes dans leur rapport avec la couronne séleucide. Le règne d'Antiochos IV était alors apparu comme une rupture majeure. Un deuxième colloque, organisé en 2013 et publié en 2014, s’est alors intéressé au projet politique de ce souverain. Il s’agissait de s’interroger sur la manière dont ce souverain avait tenté, avec des succès divers, d'uniformiser l'organisation d'un royaume par trop hétérogène. L'une des conclusions avait été que certains des problèmes traités par Antiochos IV trouvaient leur origine sous le règne de son père. Un troisième colloque franco-allemand, organisé à Nancy en 2016 et publié en 2017, a réexaminé l’œuvre d’Antiochos III. Il a montré l’importance des territoires orientaux pour les derniers Séleucides. Cette partie du royaume est la première perdue par les souverains, qui ne ménagent pourtant pas leur peine pour tenter de la reconquérir. Les tentatives de Démétrios II puis Antiochos VII en Parthie témoignent de l’importance conservée de ces territoires dans l’idéologie séleucide. Ces souverains échouent cependant dans leurs tentatives de reconquête, pour des raisons qu’il s’agit d’apprécier.

Pour bien comprendre le fonctionnement d’un empire, il est intéressant de comprendre les causes de sa chute. Les colloques précédents ont montré combien la nature particulière du territoire séleucide, très disparate, fédérant des peuples très hétérogènes, constituait une difficulté majeure pour le maintien de la cohésion de l’empire. En s’intéressant aux derniers représentants de la dynastie, il s’agit désormais de traiter directement des raisons qui ont conduit à la dislocation de l’un des principaux royaumes issus des conquêtes d’Alexandre. Le rapport entre les derniers Séleucides et leur territoire paraît un élément décisif.

A leur décharge les derniers Séleucides ont dû faire face à plusieurs défis en même temps. Le premier est d’ordre interne : la mort d'Antiochos IV en 164 a. C. a ouvert une forte période d'instabilité, marquée par l'émergence de plusieurs candidats au trône séleucide, ce qui n'en n’a pas facilité, on s'en doute, la gestion. Par ailleurs, les derniers Séleucides ont dû affronter plusieurs défis externes - l'invasion de la Babylonie, cœur géographique, sinon politique du royaume séleucide, et une pression diplomatique de plus en plus forte des Romains. Dans un tel contexte, les derniers Séleucides se sont efforcés de gérer au mieux les territoires qu'ils contrôlaient encore et de sauver ce qui pouvait encore l'être. Comment s'y ont-ils pris ? Ont-ils cherché à reprendre pied en Orient ? Ont-ils cherché à nouer des relations diplomatiques nouvelles avec leurs partenaires traditionnels, à savoir les Lagides, les Attalides et les Romains ? Quelles ont été les attitudes des communautés locales face aux transformations d’ampleur auxquelles elles ont assisté ? La seule analyse des sources littéraires, émiettées, lacunaires et parfois contradictoires, ne permet pas d’apprécier avec précision la manière dont ils ont vu se disloquer leur royaume. Pour comprendre la période dans toute sa complexité, il est nécessaire de prendre en compte les sources anciennes dans toute leur diversité, ce qui impose un travail collectif. Notre colloque sera, comme à l’accoutumée, ouvert à des savants de toutes origines géographiques, spécialistes des différentes Sciences de l'Antiquité (études des sources littéraires grecques et latines, épigraphie classique et cunéiforme, numismatique, archéologie).

Organisé par Christophe Feyel et Laetitia Graslin (membre junior, promotion 2019)

Programme

Bulletin d'inscription

Traduire, collaborer, résister

« Traduire, collaborer, résister » nouvel ouvrage sous la direction de Christine Lombez (membre senior honoraire, promotion 2014), dans le cadre de son programme de recherches IUF.

À travers une galerie de portraits de traducteurs et traductrices ayant exercé entre 1940 et 1944, cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur la vie littéraire durant la seconde guerre mondiale.
Traduire, comme écrire, sous la botte de l’occupant nazi, c’est résister ou collaborer. Ce livre explore les trajectoires individuelles et le travail de ces médiateurs, « acteurs invisibles de la littérature ». Quelle est leur place ? Dans quel contexte évoluent-t-ils ? Quel est leur rôle ?
Hélène Bokanowski, Maurice Betz, Pierre Darmangeat, Paul de Man ou encore Jean Wahl : ces portraits saisissent la traduction sous plusieurs aspects : biographique, historique, sociologique, historique, éditorial et théorique. En s’appuyant sur des archives privées inédites, cet ouvrage constitue un apport précieux aux études sur la vie littéraire francophone en temps de guerre.

Dans la toile d’Arachné

Evanghélia STEAD, Professeur polyglotte de Littératures Comparées et de Culture de l’imprimé à l’UVSQ, membre senior de l’Institut universitaire de France (promotion 2016), publie avec Sylvie BALLESTRA-PUECH l'ouvrage "Dans la toile d'Arachné" aux Éditions Jérôme Millon.

Ce livre s’interroge sur le retour insistant du mythe d’Arachné (brillamment raconté par Ovide dans ses Métamorphoses) et de quelques figures connexes (Arachné et son frère Phalanx, punis d’inceste, Arachnos s’unissant à Tirésias) dans les textes littéraires modernes du xixe au xxe siècle. De la vaste littérature arachnéenne – qui inclut des romans, des pièces de théâtre, des poèmes, des essais et des articles scientifiques écrits avec un rare brio – il retient prioritairement la nouvelle fantastique moderne en y joignant quelques textes poétiques et discursifs éclairants. Il invite à explorer ces mythes dans des textes qu’on croirait très éloignés de fables antiques.

Le trajet de la tisserande mortelle qui osa défier Athéna dans un concours de tapisseries célèbre dans les arts et fut durement punie pour son talent et son audace se reflète dans la structure de l’ouvrage. Ses cinq parties s’arrêtent sur l’association insistante de l’araignée au diable en montrant l’influence de la Bible et de la littérature patristique (I. Araignées du diable); sur la figure de la femme-araignée, supposée dévorer son partenaire après l’union sexuelle, jusqu’à sa mise à distance par l’humour dans la nouvelle au xxe siècle (II. Amours monstrueuses); sur la figure de la mère-araignée étouffante, construite par la psychanalyse, et parfois déconstruite par des fictions ironiques (III. L’Araignée des familles); sur la toile d’araignée comme métaphore du psychisme et la transmission de la pensée coupable, le délire, la folie ou la phobie (IV. Une araignée au plafond); et sur la relation insistante de l’araignée à l’expression artistique – musique, écriture automatique ou tissage poétique (V. Araignées d’art).

Le livre réunit vingt-et-un textes en cinq langues (sept en français, trois en allemand, six en anglais, trois en italien et deux en espagnol), écrits entre 1842 et 1983. Il propose systématiquement l’original en regard des traductions. Cinq d’entre elles, reprises à des éditions existantes, sont revues et amendées. Sept autres sont proposées pour la première fois en français. Chaque texte est suivi d’une notice-commentaire qui en déplie la structure, l’imaginaire et la langue en attirant l’attention du lecteur sur une riche intertextualité qu’on tient pour une caractéristique frappante du mythe d’Arachné.

Site web de référence

Alexandre de Humboldt et les Sciences du Système Terre

Dates : Jeudi 21 et Vendredi 22 novembre 2019

Lieu : Institut de Physique du Globe de Paris, 1 rue Jussieu, 75005 PARIS, France

Pour le 250e anniversaire d’Alexandre de Humboldt (1769-1859), les organisateurs Jérôme Gaillardet (IPGP, U. Paris, IUF) et Gilles Fumey (Sorbonne U.) ont l'idée de réunir des spécialistes de diverses disciplines qui couvrent aujourd'hui les nombreux domaines auxquels le travail et les idées de Humboldt ont contribué, en particulier dans son œuvre maîtresse Kosmos (1845-1862).

L'objectif est de montrer comment le travail scientifique de ce plus grand encyclopédiste de la première moitié de l'Europe du XIXe siècle est plus que jamais au cœur des questions liées à notre planète d'origine, la Terre, et aux questions posées par notre entrée dans l’Anthropocène.

Écrire l’inénarrable et retrouver le sens de l’universel

East West Street. On the origins of “Genocide” and “Crimes Against Humanity” est le titre initial du chef-d’oeuvre de Philippe Sands traduit en français par Retour à Lemberg.

Publié il y a près de quatre ans et largement médiatisé depuis, ce livre ne cesse d’interroger. Son style constitue l’aboutissement du fantasme de nombreux juristes universitaires : parvenir à faire la symbiose du récit juridique et littéraire. Car c’est bien un tel mariage harmonieux qui se prête à la lecture du livre de Philippe Sands, lequel redonne ses lettres de noblesse au concept de rhétorique dont on sait à quel point il demeure consubstantiel au matériau juridique. Bien plus qu’une « petite » histoire qui s’insère dans le « grand » récit du génocide perpétré durant la Seconde Guerre Mondiale, Retour à Lemberg parvient, chose rare dans le contexte politique actuel, à convaincre du bien-fondé que l’universalisme n’est pas un vain mot, du moins dans sa prétention à redonner un sens profond à la dignité humaine par le moyen des catégories juridiques. Rien que pour cette raison, il n’est simplement pas possible de s’en lasser.

Organisation scientifique par Lionel Zevounou (membre junior 2018), maître de conférences en droit public, université Paris Nanterre.

Plus d'informations et programme 

Random Geometry and Quantum Gravity, Paris

                                                        

Le trimestre de l'Institut Henri Poincaré (IHP) intitulé "Random Geometry and Quantum Gravity" co-organisé par Adrian Tanasa (membre junior 2015)Nicolas Curien (membre junior 2016), Grégory Miermont (membre junior 2013), Razvan Gurau (CNRS), Renate Loll (Radboud University) et John Barrett (University of Nottingham) aura lieu du 14 avril au 10 juillet 2020 à Paris.

Le trimestre sera composé de :

- 3 workshops à l'IHP,

- 1 école de printemps au Centre International de Rencontres Mathématiques (CIRM),

- une journée "Science et Afrique",

- une journée "Science et société"

 

Plus d'informations

La liste des invités

 

Ouvrir la sociologie au monde et à l’universalité

Soixante-dix ans après le congrès constitutif de l’ISA à Oslo, il faut aller encore plus loin dans l’ouverture de la sociologie, notamment à celle des pays non occidentaux.

Veuillez trouver ci-dessous le lien vers la tribune de Stéphane Dufoix, professeur de sociologie à l'Université Paris-Nanterre, membre de l'Institut Universitaire de France (promotion 2007 et 2018) et Sari HANAFI, professeur de sociologie à l'Université américaine de Beyrouth et président de l’Association internationale de sociologie, publiée dans le journal Libération du 5 septembre 2019.

Lien vers l'article

The New Town of Edinburgh: An Architectural Celebration

This collection of innovative essays celebrates the New Town of Edinburgh over the 250 years since its original creation. The contributing authors discuss the intellectual, economic and political contexts which provided the impetus for the city of Edinburgh to expand north of the Old Town, and analyse the New Town's unique architectural status in terms of its size, monumentality and degree of preservation. For centuries, Scotland has pursued innovation, improvement, commerce and contact with England and the Continent; and since medieval times it has been an urbanising land of planned towns. This book reflects on the constantly changing dialogue between Edinburgh's Old and New Towns, from the eighteenth century to the present time, as the city became increasingly commercialised. It also compares Edinburgh's New Town with more recent new towns elsewhere, notably nineteenth-century Dunedin in New Zealand and Scotland's planned new-town movement of the twentieth century. The age of conservation is another of the central themes.

By drawing on different approaches to the new town phenomenon in Scotland, this volume pays tribute to Scotland's vibrant capital, and offers insights into new research on Scotland's urban development.

L'ouvrage sous la direction de Clarisse Godard Desmarest "The New Town of Edinburgh : An Architectural Celebration" paraîtra le 10 octobre 2019. 

Frontières et altérité religieuse La religion dans le récit de voyage, XVIe-XXe siècle

Le livre "Frontières et altérité religieuse, La religion dans le récit de voyage XVIe-XXe siècle " paraîtra le 5 septembre 2019 aux éditions des Presses universitaires de Rennes sous la direction d'Andreas Nijenhuis-Bescher, Susanne Berthier-Foglar, Gilles Bertrand (IUF senior, promotion 2012) et Frédéric Meyer.

Quatrième de couverture :

Une vingtaine de chercheurs de trois continents ont exploré ensemble des questions souvent abordées séparément. Ce livre est le fruit de ces rencontres. Le voyage induit une expérience de l’Autre et les faits religieux, appréhendés dans leurs dimensions culturelles, politiques et sociales, constituent souvent une forme d’altérité. Dès lors, l’altérité religieuse entretient, au détour de la description de lieux de culte, de l’étrangeté d’une cérémonie observée, voire d’une absence apparente de religion, des liens privilégiés avec le voyage.

Le corpus analysé embrasse toutes formes d’écrits liés au déplacement de la fin du Moyen Âge à l’époque contemporaine : journaux, mémoires, textes épistolaires ou encore romancés, voire une pièce de théâtre, intégrant des réminiscences du voyage. Ces écrits ont des finalités très diverses dont il faut appréhender la teneur. N’est-ce pas le propre de la relation de voyage de mettre en scène son auteur, avec une part variable de fiction ?

L’altérité religieuse au prisme du voyage irrigue ce livre, à travers les incursions en terre d’islam, la différence religieuse et ethnique, les religiosités ibérique et italienne modernes, le rôle de l’altérité religieuse comme marqueur d’exotisme, et une réflexion sur les liens entre modernité politique et religion.


Andreas Nijenhuis-Bescher, Associate Professor Dutch Area Studies (HUFS, Séoul).
Susanne Berthier-Foglar, professeur en civilisation américaine (UGA, Grenoble).
Gilles Bertrand, professeur d’histoire moderne (UGA, Grenoble).
Frédéric Meyer, professeur d’histoire moderne (USMB, Chambéry).

L’Europe des revues (1880-1920) : Estampes, photographies, illustrations

Evanghélia STEAD, Professeur polyglotte de Littératures Comparées et de Culture de l’imprimé à l’UVSQ, membre senior de l’Institut universitaire de France (promotion 2016), publie avec Hélène Védrine dans la collection «Histoire de l’imprimé» des PUPS le collectif L’Europe des revues II (1860-1930 : Réseaux et circulations des modèles (986 p.)

L’ouvrage, richement illustré en couleurs et composé de 42 chapitres repartis en six sections, s’inscrit dans la suite de L’Europe des revues (1880-1920) : Estampes, photographies, illustrations (PUPS, «Histoire de l’imprimé», 2008, rééd. 2011) qu’il prolonge sous un autre angle. Il est issu d’une sélection de contributions au séminaire du TIGRE, animé depuis 2004 à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm par Évanghélia Stead, et s’inscrit dans la suite de nombreux travaux sur les périodiques.

4e de couverture : 

Comment les revues se développent-elles et circulent-elles ? Quels sont les réseaux ou les stratégies qu’elles mobilisent, les modèles dont elles s’inspirent, qu’elles transforment ou qu’elles imposent, les formes et les contenus qu’elles empruntent à d’autres revues ou qu’elles diffusent auprès d’elles ? Ces questions se posent tout particulièrement entre 1860 et 1930, lorsque les revues littéraires et artistiques foisonnent en Europe, en une féconde rivalité, et tissent des trames d’échanges, de transferts et de relations culturels. 

Cet ouvrage s’inscrit dans la continuité immédiate de L’Europe des revues (1880-1920). Estampes, photographies, illustrations (2008, rééd. 2011), dont il reprend les postulats. Il invite à explorer les rapports entre les modèles esthétiques, idéologiques, graphiques et typographiques des périodiques dans l’espace européen. En problématisant la notion de réseau et en montrant ses diverses réalisations et manifestations – entre revues ou autour d’une revue –, il met fortement en avant la circulation des périodiques comme vecteurs d’idées, de formes, de sociabilités, d’idéologies et d’esthétiques. 

Cet ample mouvement d’échanges, à la fois centrifuge et centripète, permet le brassage et le passage de nouvelles idées, de formes et d’esthétiques d’un pays à l’autre, la redéfinition des genres et des domaines. Il offre aussi un angle nouveau pour interroger l’émergence des revues spécialisées (d’art, de théâtre, de cinéma, ou de photographie). Il est actuellement relayé par de nombreuses initiatives numériques – de la mise à disposition des documents au profit du plus grand nombre à la reconstitution des réseaux historiques des périodiques et à la mise en relation croissante des publications, des documents et des archives. 

En étudiant ses diverses manifestations selon ces orientations, le présent ouvrage tente d’éclairer à nouveaux frais le phénomène périodique et de mesurer son importance dans l’histoire culturelle imprimée et visuelle.

Site web de référence : https://sup.sorbonne-universite.fr/catalogue/litteratures-francaises-comparee-et-langue/histoire-de-limprime-references/leurope-des-revues-ii-1860-1930

Explorateurs de l'espace

Alors que nous fêtons le cinquantenaire des premiers pas d'un homme sur la Lune, l'exploration spatiale est devenue pour l'humanité un nouvel enjeu de civilisation. Retourner sur la Lune est au coeur de la stratégie des plus grandes agences spatiales. Au-delà, c'est le voyage vers Mars ainsi que la découverte de milliers d'exoplanètes qui stimulent les rêves les plus fous. Comment y aller ? Les défis à relever, humains et technologiques, sont immenses. 

L'astronaute Michel Tognini et l'astrophysicienne Hélène Courtois (membre senior de la 25e promotion de l'IUF) explorent ici les difficultés d'un vol habité vers les confins du Système solaire. Des astronautes témoignent et nous font partager leurs plus grandes émotions en vol, ouvrant la voie, demain, au tourisme spatial.

« Nous sommes entraînés dans une fabuleuse épopée intersidérale qui commence sur notre planète, puis nous emmène dans sa banlieue, sur la Lune, sur Mars, et bien au-delà.  »


Jean-Yves Le Gall,
Président du Centre national d'études spatiales (CNES)

"1943 en traductions dans l'espace francophone européen"

L'ouvrage « 1943 en traductions dans l'espace francophone européen » coordonné par Christine Lombez (membre senior 2014), dans le cadre de son programme de recherches IUF, est consultable ici : 

Description

SOMMAIRE

AVANT-PROPOS (C. Lombez)

BRAENDLI Stefanie (Université de Lausanne) 
« Traduire depuis la Suisse en 1943. Le cas de la revue genevoise Lettres »

ENDERLE-RISTORI Michaela (Université de Tours)
(« 1943 – un tournant pour l'Aktion Übersetzung ? Otto Abetz et l'organisation des traductions de l'allemand »)

HUMBERT-MOUGIN Sylvie (Université de Tours)
« Les Troyennes de Sénèque dans la traduction de Gabriel Boissy (1943). Une tragédie antique de circonstance »

LOMBEZ Christine (Université de Nantes, IUF)
« 1943 au miroir de la traduction poétique en français : pour un état des lieux »

TAUTOU Alexis (Université de Rennes II)
« 1943 : ‘l’année Hölderlin’ vue de France »

VIGNALE François (Université du Mans)
« La revue Fontaine et ses réseaux en 1943 »

--> Pour plus d'informations :

L'Immunothérapie des cancers, Histoire d'une révolution médicale

Malgré des progrès considérables et d’indéniables succès thérapeutiques, le cancer reste une des premières causes de mortalité.

Issue de travaux de recherche fondamentale, la découverte des mécanismes qui contrôlent les réponses du système immunitaire a permis de concevoir de nouvelles approches thérapeutiques qui se sont révélées remarquablement efficaces sur des cancers jusqu’ici sans espoir. L’idée consiste à permettre aux défenses naturelles, que nous possédons tous, d’agir sur le cancer.

Ce livre raconte l’histoire des recherches et des idées qui ont conduit à cette révolution médicale. De même qu’il y a eu un avant et un après la découverte des antibiotiques, on peut d’ores et déjà penser qu’il y aura un avant et un après l’immunothérapie des cancers.

Éric Vivier, professeur d’immunologie à l’université Aix-Marseille et directeur scientifique de la société de biotechnologie Innate-Pharma, est membre de l’Académie de médecine et de l’Institut universitaire de France.

Marc Daëron est chercheur invité à l’Institut Pasteur, chercheur émérite au centre d’immunologie de Marseille-Luminy et membre associé à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques. 

Le livre est disponible en librairie depuis le 2 janvier 2019 aux Éditions Odile Jacob !

Olivier Houdé est académicien

Olivier Houdé, Administrateur de l'IUF et professeur de psychologie du développement à l’université Paris Descartes, a été élu membre titulaire de l’Académie des sciences morales et politiques au cours de la séance ordinaire du lundi 3 décembre 2018. Il a recueilli 19 voix sur 37 votants au cinquième tour de scrutin. Il succède sur le fauteuil 4 de la section Philosophie au cancérologue Lucien Israël, décédé le 9 juin 2017.

Pour en savoir plus, voici l'article ici