Dictionnaire critique de l’anthropocène

Sylvain Guyot est Professeur de Géographie à l’université Bordeaux Montaigne (UMR 5319 Passages CNRS). Il est également membre junior de l’Institut universitaire de France depuis 2017. Il vient de publier, en collaboration du groupe Cynorhodon comptant 16 géographes (Frédéric Alexandre, Fabrice Argounès, Rémi Bénos, David Blanchon, Frédérique Blot, Laine Chanteloup, Émilie Chevalier, Francis Huguet, Boris Lebeau, Géraud Magrin, Philippe Pelletier, Marie Redon, Fabien Roussel, Alexis Sierra, Didier Soto), l'ouvrage "Dictionnaire critique de l’anthropocène" aux Éditions du CNRS.

Présentation

Si les changements environnementaux liés à l’humanité ne font aucun doute, leur ampleur et leurs conséquences ne sont pas si faciles à évaluer. Pour le savant, il s’agit d’établir les liens de causalité et les impacts avec le plus de précision possible, puis de poser un diagnostic. Le présent dictionnaire s’appuie sur le concept récent d’« anthropocène », qui a le mérite, qu’on l’approuve ou non, de relancer la réflexion sur les rapports entre nature et société, entre constat scientifique et action politique, à travers une approche spatiale et territoriale. Procédant de façon critique, et fruit d’une démarche collective, cette vaste entreprise éditoriale se fonde sur une pratique de terrain, attentive aux détails et méfiante à l’égard des discours pré-établis.

Parmi les 330 notices, plusieurs thèmes sont au cœur des débats contemporains (biodiversité, changement climatique…), d’autres se réfèrent à des courants de pensée (écoféminisme, transhumanisme…). Les concepts mobilisés abordent des questions politiques (capitalocène, justice environnementale…), philosophiques (catastrophes, Gaïa…), ou épistémologiques (finitude, population…). Des notions classiques sont réinterrogées (nature, ressource…), tandis que des concepts sont précisés (biosphère, écosystème…).

D’autres notices discutent de mécanismes environnementaux (érosion, tsunami…), de pratiques récentes (agroécologie, ville durable…), de phénomènes territorialisés (déforestation, désertification…) ou d’artefacts (aéroport, autoroute…). Certaines examinent des lieux emblématiques (Amazonie, Fukushima…). D’autres, enfin, offrent un regard original sur l’anthropocène, sa faune (chien, ours…), ses mutations socio-économiques, institutionnelles ou politiques (biopiraterie, ZAD…).

Un dictionnaire de référence sur un concept devenu incontournable.

Le risque tsunami vu du ciel !!

Estimer le risque de tsunami à la suite d’un séisme en observant les mouvements de la haute atmosphère est l’objectif du travail publié cette semaine sur Nature - Scientific Reports par une équipe de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) et de l’Earth Observatory of Singapore (EOS).

Le travail, signé par Fabio Manta (post-doc CNES à l’IPGP), dirigé par Giovanni Occhipinti (IPGP, et également membre junior de l’Institut Universitaire de France) et co-signé par Emma Hill et Lujia Feng de l’EOS, introduit une nouvelle technique capable de transformer les oscillations des couches ionisées de la haute atmosphère détectées par satellite GPS en estimation du volume d’eau déplacé lors de la genèse du tsunami. Cette méthode ajoute une nouvelle voie aux systèmes d’alerte pour estimer le risque tsunami.

« À la suite d’un séisme océanique, l’atmosphère vibre avec la Terre, en connaissant les propriétés physique de cette vibration observée par satellite GPS, on peut la reconvertir en mouvement océanique et estimer le volume d’eau
déplacé par le séisme et qui engendre ensuite le tsunami. Grâce à la densité des capteurs GPS déjà en place on peut visualiser la vibration atmosphérique à 300 km d’altitude ; des mesures d’opportunité qui ne sont pas aujourd’hui exploitées par les systèmes d’alerte actuels » expliquent les chercheurs de l’IPGP.


Des « mesures d’opportunité » qui pourraient à l’avenir couvrir des zones océaniques inaccessibles aux méthodes classiques et nous donner une meilleure estimation du risque tsunami.

Introduits en 1972 par le grand sismologue Hiroo Kanamori (California Institut of Technology) les « tsunami earthquakes » sont des séismes dont le tsunami produit dépasse largement l’estimation possible par les sismomètres et les
méthodes classique d’estimation du risque. Le travail de l’équipe IPGP/EOS permet de reconnaitre ces séismes. En particulier, dans leur travail, les chercheurs analysent deux séismes jumeaux ayant eu lieu dans la zone de
subduction de Sumatra, la même que le tsunami de 2004. Deux séismes identiques pour les systèmes d’alerte classiques : même magnitude, même absence de risque estimé. Cependant un de ces deux événements donnera lieu à un tsunami meurtrier qui fera 400 victimes. La nouvelle méthode proposée arrive bien à voir la nature meurtrière du plus terrible des deux jumeaux.


Aujourd’hui l’IPGP explore et propose, avec le soutien du CNES, des idées nouvelles pour sonder l’atmosphère de la Terre et multiplier les observables capables d’améliorer l’alerte tsunami.


Publié le 7 juillet 2020.
→ https://www.nature.com/articles/s41598-020-68097-w

Modèles naturels et scénarios imaginaires dans les œuvres de Peter Eötvös, François- Bernard Mâche et Jean-Claude Risset

Marta Grabócz est musicologue et professeure à l’Université de Strasbourg (LABEX GREAM). Elle est également membre senior de l’Institut universitaire de France en 2009 puis en 2015. Elle vient de publier, avec la collaboration de Matthieu Guillot, l'ouvrage "Modèles naturels et scénarios imaginaires dans les œuvres de Peter Eötvös, François- Bernard Mâche et Jean-Claude Risset" aux Éditions Hermann.

Présentation

Malgré l'absence manifeste de dialogue soutenu et d'échanges prolongés entre Peter Eëtvës, François-Bernard Mâche et Jean-Claude Risset, une écoute plus attentive de leurs oeuvres permet de déceler certains traits musicaux qui les lient d'une manière évidente. Une partie de leur création est en effet placée sous le signe de la recherche de sonorités nouvelles et de cadres structurels inouïs. Tous trois semblent manifester un penchant pour les références extra-musicales, telle l'utilisation de modèles naturels, scientifiques ou encore littéraires. Ils s'intéressent également à la mise en valeur des langues et de la parole humaine (parfois en utilisant plusieurs langues dans une pièce, ou en convoquant des langues exotiques ou en voie de disparition). On trouve également le « codage» ou la « transposition» des données d'un texte, ou de l'intonation d'un texte parlé, dans plusieurs de leurs oeuvres. Le dernier aspect compositionnel important qui les relie est le théâtre musical, le théâtre instrumental ou le scénario musical imaginaire. Jean-Claude Risset parle souvent de «scénario sonore imaginaire» pour les oeuvres mixtes (Du songe au son, 2008). Les deux types de sons - acoustiques et électroniques - représentent deux univers sonores distincts, et leur confrontation, leurs rapports créent chaque fois une théâtralité sonore ou une dramaturgie musicale consciemment élaborée. Les quinze contributions de cet ouvrage mettent en valeur ces traits communs ou explorent ces aspects innovants de leur création musicale.

La loi condamne-t-elle le racisme systémique en France ?

"La loi condamne-t-elle le racisme systémique en France ?", article publié dans The Conversation le 28 juin 2020 par Lionel Zevounou, Maître de conférences en droit public (Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières), membre junior 2018 de l'Institut universitaire de France.

→ https://theconversation.com/la-loi-condamne-t-elle-le-racisme-systemique-en-france-141237

Migrations et indépendances : deux siècles de témoignages et de représentations entre le Mexique, l’Amérique centrale, l’Espagne et la France, 1820-2020

Isabelle Tauzin-Castellanos, Professeure à l'Université Bordeaux Montaigne (Unité de recherche AMERIBER) et membre senior de l’Institut universitaire de France (promotion 2016) organise le colloque en ligne "Migrations et indépendances : deux siècles de témoignages et de représentations entre le Mexique, l’Amérique centrale, l’Espagne et la France, 1820-2020" les 1, 2 et 3 juillet 2020. 

Tout au long de son histoire et en particulier au XIXe siècle, la ville de Bordeaux a été le point de départ de milliers d’émigrants vers l’Amérique latine. Dans le sens contraire, à partir du Mexique, commerçants et agriculteurs, diplomates et étudiants, artistes et écrivains ont voyagé puis laissé des traces, des textes et des images diverses sur l’expérience vécue dans le pays d’accueil, l’expérience de l’identité étrangère, la xénophobie ou l’extranéité.

Le colloque international intégré aux activités 2020 de l'Unité de recherche AMERIBER sera accessible en ligne, sous réserve d'inscription demandée avant le 30 juin à emila@u-bordeaux-montaigne.fr.

Page web du projet régional EMILA dédié aux traces de l'émigration entre l'Amérique latine et la Nouvelle-Aquitaine : https://emila.hypotheses.org/.

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Les pigments et les colorants : on en parle ?

Maguy Jaber, Professeure à Sorbonne Université au Laboratoire d’Archéologie Moléculaire et Structurale (LAMS), CNRS UMR 8220 et membre junior de l’Institut universitaire de France (promotion 2017) a édité un numéro spécial dans "l'actualité chimique, le journal de la société chimique de France" abordant le thème des pigments et des couleurs. 

Introduction

L’histoire de l’acquisition des pigments utiles pour les arts oscilla longtemps entre l’exploitation de ressources naturelles et la synthèse de substances nouvelles permise par l’évolution des connaissances et des technologies, ainsi que par l’accès à de nouvelles matières premières, par exemple la cochenille. Les nouvelles couleurs n’apparaissaient que très progressivement. Après cette phase d’évolution très lente des pratiques artistiques, la chimie a inventé, à partir du début du XVIIIe siècle, un si grand nombre de pigments que les artistes ont commencé à entrevoir des difficultés techniques inattendues lors de leur mise en œuvre.

Ce dossier rassemble quelques aspects nouveaux des recherches sur les pigments. Il montre aussi que la mise en œuvre de méthodes d’analyse chimique et la définition de modèles théoriques permettent de mieux appréhender l’origine de la stabilité – ou de la dégradation – des pigments, aident à la conservation d’œuvres patrimoniales comme des photographies ou conduisent à fabriquer les couleurs de demain.

Pigment ou colorant ?

Un pigment est un matériau insoluble dans le milieu dans lequel on le disperse, par opposition au colorant, soluble dans le milieu dans lequel il est dispersé.

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Des virus et des vertus

Vous trouverez ci-dessous le lien vers l'article "Des virus et des vertus" de Laurent Jaffro, Professeur de philosophie morale, membre senior de l'Institut universitaire de France, directeur de Phare ("Philosophie, Histoire et Analyse des Représentations Economiques", Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) publié dans The Conversation le 21 avril 2019.

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Virtual MD Seminar Series

Olivier Bos, Maître de conférences HDR à l'université Panthéon-Assas - Paris II, spécialiste en économie théorique et membre de l’Institut universitaire de France (promotion junior 2016), co-organise les séminaires "Virtual MD Seminar Series" sur le "market design" (une alternative en ligne, et inter-établissements, aux séminaires annulés en raison du COVID-19).

Les séminaires couvriront tous les domaines du "market design". Les discussions auront lieu toutes les deux semaines, le lundi, de 16 à 17 heures (heure de Paris) sur l'application Zoom.

Pour plus d'informations, cliquez ici !

Tragédie en bibliothèque : les Fausts monumentaux et le canon

Evanghélia STEAD, Professeur polyglotte de Littératures Comparées et de Culture de l’imprimé à l’UVSQ, membre senior de l’Institut universitaire de France (promotion 2016), a ouvert le séminaire du professeur William Marx, récemment nommé au Collège de France sur la chaire «Litératures Comparées», par une conférence intitulée Tragédie en bibliothèque : les Fausts monumentaux et le canon

La conférence fait partie du projet IUF d'Evanghelia Stead intitulé Iconographie et culture de l’imprimé autour du Faust I de Goethe : Allemagne, Angleterre, France, 1808-1932.

Elle est accessible, avec le power point qui l'accompagne, en ligne en mode vidéo et audio :

→ http://www.college-de-france.fr/site/william-marx/seminar-2020-02-05-15h00.htm

«“Petites revues”, grande presse et édition à la fin du XIXe siècle»

La Revue d'histoire littéraire de la France (RHLF) vient d'accueillir un dossier spécial, intitulé «“Petites revues”, grande presse et édition à la fin du XIXe siècle», et édité par Alexia Kalantzis et Evanghélia Stead, professeur polyglotte de Littérature comparée et de culture de l'imprimé à l'UVSQ, membre senior de l'IUF (promotion 2016).

Ce dossier est constitué de plusieurs articles, issus de communications du panel TIGRE et de quelques autres panels présentés au 7e colloque international d'ESPRit Périodicals In Between / Les Périodiques comme médiateurs : Periodicals in the Ecology of Print and Visual Cultures / Les périodiques dans l'écosystème de la culture imprimée et visuelle, organisé par Evanghelia Stead avec le concours de nombreuses institutions et l'aide de plusieurs collègues en juin 2018 (Bibliothèque nationale de France, Inalco, Université Paris-Sorbonne).

Ce dossier vient compléter le dernier numéro de JEPS (Journal of European Periodical Studies), paru le 31/12/2019, édité par Evanghélia Stead et également annoncé sur ce site.

Sommaire

Pages 5 à 10 : Les études périodiques au croisement des disciplines | Kalantzis (Alexia)

 Pages 11 à 26 : « Petites » vs « grandes » revues Une réévaluation | Stead (Évanghélia)

 Pages 27 à 44 : Écrire pour vivre, vivre pour ÉcrireRemy de Gourmont entre « petites revues » et grands journaux | Gogibu (Vincent)

 Pages 45 à 57 : Une offensive médiatique internationaleLe lancement du « Manifeste du futurisme » (1909) | Grilli (Elisa)

 Pages 59 à 75 : La Décadence à l’ère numériquePaul Verlaine et les périodiques victoriens | Creasy (Matthew)

 Pages 77 à 89 : Périodiques et édition, une stratégie à double sens | Kalantzis (Alexia)

 Pages 91 à 106 : Les « petites revues » dans l’écosystème médiatique fin-de-siècle | Schuh (Julien), membre junior 2015

Journal of European Periodical Studies

Le dernier numéro de JEPS (Journal of European Periodical Studies), paru le 31/12/2019 et édité par Evanghelia Stead, professeur polyglotte de Littérature Comparée et de culture de l'imprimé à l'UVSQ, membre senior de l'IUF (promotion 2016), est consacré à une sélection d'interventions au 7e colloque international d'ESPRit Périodicals In Between / Les Périodiques comme médiateurs : Periodicals in the Ecology of Print and Visual Cultures / Les périodiques dans l'écosystème de la culture imprimée et visuelle, organisé par Evanghelia Stead avec le concours de nombreuses institutions, dont l'IUF, et l'aide de plusieurs collègues en juin 2018 (Bibliothèque nationale de France, Inalco, Université Paris-Sorbonne).

Le numéro s'intitule Les Périodiques comme médiateurs / Periodicals In-Between et il est conçu en deux langues. Il comprend les trois conférences plénières du colloque accompagnées de quelques articles. Une introduction dans les deux langues rappelle les objectifs du colloque et du numéro.

JEPS est une revue évaluée par les pairs et en open access. Le numéro peut être librement consulté et les articles téléchargés au format pdf en suivant ce lien: → https://ojs.ugent.be/jeps.

Un dossier spécial, issu du même colloque, co-édité par Alexia Kalanzis et Evanghelia Stead , vient également de paraître sur papier dans la Revue d'histoire littéraire de la France (RHLF).

Sommaire :

Periodicals In-Between | Evanghelia Stead | 5–9

Les Périodiques comme médiateurs | Evanghelia Stead | 5–10

La littérature, entre livre et périodique (19e–21e siècles) | Alain Vaillant | 11–26

Writing the Contemporary in the Periodical Press: Art and News 1893–1906 | Laurel Brake | 27–47

Internationalization through the Lens: Nineteenth- and Twentieth-Century Art Periodicals and Decentred Circulation | Béatrice Joyeux-Prunel | 48–69

La revue Verve (1937–60): Un tremplin pour la carrière de Tériade dans les éditions d’art | Poppy Sfakianaki | 70–89

Le Jeudi de la revue libanaise Shi‘r (1957–70): Un canal de médiologie du projet moderniste de Yûsuf al-Khâl (1917–87) | Dounia Badini | 90–105

Developing Middlebrow Culture in Fascist Italy: The Case of Rizzoli’s Illustrated Magazines | Fabio Guidali | 106–21

L’esprit Gallimard: Stratégies médiatiques et dispositifs éditoriaux de Détective, Voilà et Marianne (1928–40) | Marie-Ève Thérenty

Le nouvel esprit du salariat

Sophie Bernard est professeure de sociologie à l’université Paris Dauphine et chercheuse à l’Irisso. Elle est également membre junior de l’Institut universitaire de France (2015). Elle vient de publier l'ouvrage "Le nouvel esprit du salariat" aux Presses universitaires de France (PUF).

Nous assistons depuis les années 1970 à une déstabilisation du salariat en France, mis en péril par la multiplication des formes d’emplois précaires et l’expansion du travail indépendant. Dans un tel contexte, l’évolution des formes de rémunération et de mobilisation de la main-d’œuvre contribue à fragiliser les salariés. Ce nouvel esprit du salariat, foyer central de diffusion des valeurs individualistes et méritocratiques qui irriguent la société, promeut l’avènement d’un travailleur autonome et responsable. Mais faut-il l’envisager comme un progrès, tel que le présentent les employeurs, ou comme une nouvelle forme de sujétion des travailleurs ? L’enquête de Sophie Bernard, menée durant près de vingt ans auprès de populations variées dans un panel d'entreprises, analyse les mutations qui s’opèrent au cœur du salariat stable. Elle met au jour le développement de profondes injustices mais aussi le déni du lien de subordination, potentiellement risqué pour les salariés, mis au profit des performances de l’entreprise.

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Concepts animaux, désanthropisés, décloisonnés

Éric Baratay, membre senior 2017, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lyon organise l’atelier transdisciplinaire Concepts animaux, désanthropisés, décloisonnés. Cet atelier se déroulera les 17, 18, 19 mars 2020 à l’université de Lyon. Il permettra la discussion collective de recherches à quatre ou six mains, entreprises par des chercheurs de disciplines différentes : génétique, écologie, éthologie, psychologie, sociologie, anthropologie, histoire, histoire de l’art, géographie. 

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Aux sources de l’histoire animale

Éric Baratay est professeur d’histoire contemporaine et membre senior (promotion 2017). Il vient de faire paraître aux Éditions de la Sorbonne - Paris I l’ouvrage collectif Aux sources de l’histoire animale.

Comment bâtir une histoire animale, c’est-à-dire du côté des animaux ? Cette question en amène une autre : avec quels documents ? Les sources constituent l'obstacle premier à une approche animale. En particulier, pour les disciplines aux documents imposés, contraints, restreints, comme l'archéozoologie, la génétique historique, l'histoire, la littérature, qui sont obligées d'adapter leur démarche à ce qui reste. Cependant, même les disciplines, comme l'ethnologie ou la sociologie, qui construisent d'abord leur problématique, leur épistémologie, et choisissent ensuite leurs sources parmi les multiples possibles butent sur le « avec-quoi ? » et le « comment-faire ? » parce qu'elles n'ont pas l'habitude de cela. Ce livre n’est pas un fastidieux répertoire de sources disponibles, anciennes ou actuelles, mais un traité pratique des méthodes concrètes à propos de divers types de sources, de manière à réfléchir à l'« avec-quoi ? », à montrer et suggérer des pistes et des manières de  faire, tout en donnant l'occasion de penser les programmes, les problématiques, les épistémologies. Parce que l’histoire animale est entendue non comme une discipline mais comme un dynamisme dans le temps et l'espace, d'hier et d'aujourd'hui, ce livre s’adresse aux archéologues, aux historiens, mais aussi aux géographes, littéraires, ethnologues, sociologues, philosophes, ainsi qu’aux paléo-généticiens, éthologues, vétérinaires. 

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Isis Pelagia: Images, Names and Cults of a Goddess of the Seas

Laurent Bricault est professeur d’histoire romaine à l’Université Toulouse Jean Jaurès et membre senior de l’IUF (promotion 2015). Il vient de faire paraître aux éditions E.J. Brill, à Leyde, dans la collection Religions in the Graeco-Roman World, un ouvrage intitulé "Isis Pelagia: Images, Names and Cults of a Goddess of the Seas".

In this book Bricault presents a new interpretation of the multiple sources that present Isis as a goddess of the seas and discusses a wealth of relatively unknown archaeological and textual data, drawing on a profound knowledge of their historical context.After decades of scholarly study, Bricault offers an important contribution and a new phase in the debate on understanding the “diffusion” as well as the “reception” of the cults of Isis in the Graeco-Roman world. This book, the first English-language monograph by the leading French scholar in the field, underlines the importance of Isis Studies for broader debates in the study of ancient religion.

Pour commander le livre : https://brill.com/view/title/8629?language=en

Exposition "Plafonds peints"

Un corpus iconographique, nouveau et original, émerge depuis une dizaine d’années des recherches menées sur le décor peint des charpentes de plafond médiévales.  

Offertes aux yeux incrédules du public et des chercheurs ce sont des milliers d'images inédites du XIIIe au XVIe siècle qui ouvrent une porte sur l'imaginaire et le quotidien d'une frange de la société médiévale  à laquelle l'histoire de l'art ne nous avait pas donné accès jusqu'à présent.

L'exposition retrace la découverte des plafonds peints médiévaux en France et en Europe, les aléas de leur conservation et le défi de leur restauration par le biais de somptueuses photos, de posters, de fac-simili et d'une maquette.

Maud Pérez-Simon, Maîtresse de conférences à la Sorbonne Nouvelle, présente dans cette exposition le projet pour lequel elle a été nommée à l'Institut Universitaire de France : le lien entre la littérature médiévale et les images que l'on trouve sur les charpentes et les plafonds peints du Moyen Âge et dans les intérieurs domestiques (carrelage, fresques, mais aussi coffres, peignes...). Quels romans choisit-on de mettre chez soi et pourquoi ?

L'exposition est conçue avec la participation complice de Georges Puchal, vice-président de l'Association internationale de recherche sur les charpentes et les plafonds peints du Moyen Âge (RCPPM), et spécialiste des plafonds peints médiévaux.

L'exposition est organisée en lien avec une journée d'études et une conférence qui auront lieu à la Sorbonne Nouvelle et dans lesquelles Maud Pérez-Simon présentera deux plafonds siciliens, celui du palais Chiaramonte-Steri et celui de la cathédrale de Nicosia.
 
- le 6 et 7 février :  Guido delle Colonne, une œuvre et sa réception dans l'Europe médiévale/ Guido delle Colonne and his Reception in Medieval Europe. Colloque organisé par Catherine Croizy-Naquet (CERAM, Université Sorbonne Nouvelle), Aude Mairey (LAMOP, CNRS / Paris 1 Panthéon Sorbonne), Anne Rochebouet (DYPAC, Université Versailles - Saint Quentin en Yvelines / Paris Saclay), Florence Tanniou (CSLF, Université Paris Nanterre)
 
- le 10 février : L'objet-monde au Moyen Âge : clôtures et mise en ordre dans les productions littéraires, iconographiques et architecturales. Journée d'études organisée par : Mathieu Beaud (LaMOP, Université Paris 1), Luce Carteron (CERAM, Université Sorbonne Nouvelle), Kristina MITALAITE (LEM, CNRS), Enimie ROUQUETTE (CERAM, Université Sorbonne Nouvelle).
 
Type :     Exposition
Lieu(x) : Maison de la Recherche - 4 rue des Irlandais - 75005 PARIS
              Du lundi au vendredi, de 9h à 19h
              Maison de la Recherche Sorbonne Nouvelle
              4 rue des Irlandais, 75005 PARIS

Flaubert. Histoire et étude de mœurs (Sous la direction de Juliette Azoulai et Gisèle Séginger)

Gisèle Séginger est professeure de Littérature française à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et membre senior de l'IUF (promotion 2016)

Son nouvel ouvrage, écrit en compagnie de Madame Juliette Azoulai, "Flaubert. Histoire et étude de mœurs" vient de paraître aux "Presses universitaires de Strasbourg".

« J'aime l’histoire, follement. » La passion de Flaubert rencontre celle de son époque qui a, selon lui, inventé le « sens historique ». Le romancier est fasciné par la nouvelle historiographie et, par ailleurs, il lit beaucoup Balzac qui voulait écrire l’histoire des mœurs de son temps. Sa pensée est aussi hantée par un imaginaire de 1789 et par le souvenir de 1848, que Flaubert aborde dans deux romans. L’histoire – parfois absente comme dans Madame Bovary – s’inscrit en profondeur dans les idées reçues, les manières d’être et de penser ou dans les sentiments. Au croisement de l’anthropologie historique, de la psychologie sociale et de l’histoire des représentations, des mentalités ou des sensibilités, le roman flaubertien participe à la révolution historiographique de son siècle.

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Littérature française et savoirs biologiques au XIXe siècle : Traduction, transmission, transposition

Gisèle Séginger est professeure de Littérature française à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et membre senior de l'IUF (promotion 2016)

Son nouvel ouvrage, écrit en compagnie de Monsieur Thomas Klinkert (Université de Zurich, Suisse), "Littérature française et savoirs biologiques au XIXe siècle : Traduction, transmission, transposition" vient de paraître aux "Editions De Gruyter".

Par la puissance métaphorique et la force de modélisation qu’ils revêtent, les savoirs biologiques et leurs représentations suscitent au XIXe siècle la fascination des écrivains. Ceux-ci y trouvent la source d’une nouvelle poésie, d’un imaginaire dépassant la logique positiviste, mais aussi des formes textuelles nouvelles, une poétique, voire une esthétique permettant de redéfinir l’idée du « beau ». Le présent volume étudie l’impact des savoirs biologiques sur la création littéraire du XIXe siècle, en se donnant trois objectifs : (1) étudier la diffusion et la réception des savoirs biologiques par les écrivains du XIXe siècle, en prêtant une attention particulière aux travaux étrangers majeurs en la matière ; (2) analyser l’usage et les fonctions des savoirs biologiques dans les textes littéraires, leurs transformations sur le plan du contenu, de l’écriture et de la poétique, ce qui présuppose aussi l’identification des enjeux idéologiques de ces savoirs ; (3) penser les rapports ou les décalages entre l’histoire des sciences et l’histoire de la littérature, qui tantôt rend compte de débats d’actualité, tantôt au contraire s’inscrit dans des savoirs plus anciens.

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Dyspraxie : mieux repérer et aider les enfants atteints

Laurence Vaivre-Douret est professeure à l'université de Paris (Paris Decartes) et membre senior de l'IUF (promotion 2017). Elle est spécialiste de neuro-développement et des troubles des apprentissages.

Son travail sur la dyspraxie au sein du pôle Expertise de l’INSERM, mandaté par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), a été mis en lumière dans la presse très récemment.

La couleur du goût : Psychologie et esthétique au siècle de Hume

Laurent Jaffro est professeur de philosophie morale à l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne et membre senior de l'IUF (promotion 2017)

Son nouvel ouvrage "La couleur du goût : Psychologie et esthétique au siècle de Hume" vient de paraître aux "éditions Vrin".

Comment une préférence esthétique peut-elle être plus juste qu’une autre? Les philosophes anglophones du XVIIIe siècle ont débattu de la « règle du goût », qui fait le titre d’un essai décisif de Hume. Deux traditions, empiriste et platonicienne, s’affrontent. En combinant vision d’ensemble et analyse des argumentations, ce livre retrace l’histoire de ce débat et le poursuit.
Les valeurs sont-elles analogues à des couleurs? Sont-elles des fantasmes ou des réalités? Une psychologie suffit-elle à éclairer le goût? Est-il semblable à un organe sensoriel ou est-il une émotion? Est-il plaisir ou jugement?
Une hypothèse : La diffusion des représentations de l’univers qu’induit la révolution scientifique modifie le regard sur les beautés de la nature et sur le sens de l’activité artiste.
Un parti-pris : Une bonne théorie se place sur un terrain commun au subjectivisme raisonnable de Hume et au cognitivisme modéré de Reid; elle met d’accord l’inspiration platonicienne, trop minorée, de l’esthétique anglophone, et la méthode psychologique.

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L’horizon est ici : Pour une prolifération des modes de relations

Myriam Suchet est maîtresse de conférence à l’Université Sorbonne Nouvelle, directrice du Centre d’études québécoises de Paris 3 et membre junior de l'IUF (promotion 2019). Elle a écrit deux précédents ouvrages pouvant former, avec L’horizon est ici, une trilogie dessinant sa manière de concevoir les pratiques hétérolingues.

Son nouvel ouvrage "L’horizon est ici" vient de paraître aux "éditions du commun".

Dans un monde où les liens se crispent, se liquéfient, déployer des formes de vie solidaires et émancipées implique de s’arracher aux modes de rapports établis et d’en expérimenter de nouveaux. Mais lesquels ?

Ce livre invite à porter attention aux qualités singulières de toute relation : chaque page reprend la structure du Talmud pour agencer un ensemble de matériaux empruntés à différents univers d’action, de création et de réflexion. Les textes et leurs interprétations littéraires opèrent comme des agents de liaison permettant de caractériser les modes de relation en dehors des termes habituellement employés pour les désigner et, ce faisant, ouvrir une brèche où être en lien autrement.

L’autrice tente ici de décaler nos manières de regarder et de pratiquer les relations aux autres. Et pour cela, elle expérimente un livre qui emprunte sa forme au Talmud. Les textes et leurs interprétations littéraires nous font cheminer parmis 140 extraits aussi divers que singuliers allant d’Henri Michaux, à Suzanne Jacob, en passant par Paul Célan, Sony Labou Tansi, Marguerite Duras ou encore Alain Damasio.

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Menaces sur l’alimentation : Emballages, colorants et autres contaminants alimentaires, XIXe-XXe siècles

Florence Hachez-Leroy est maîtresse de conférences HDR à l’université d’Artois et chercheuse à l’EHESS (Centre de recherches historiques), membre honoraire junior de l’IUF. Spécialiste en histoire économique et patrimoine industriel, elle est présidente de l’association nationale pour le patrimoine industriel, le CILAC. Elle est l’auteure de Menaces sur l'alimentation : Emballages, colorants et autres contaminants alimentaires, XIXe-XXe (Presses Universitaires François Rabelais, 2019).

Au XIXe siècle, l’apparition de nouveaux matériaux d’emballage et des additifs alimentaires de synthèse révolutionne la conservation des aliments. Pourtant ces progrès induisent des menaces sur l’alimentation – intoxications ou fraude avérée – contre lesquelles pouvoirs publics et scientifiques engagent une lutte commune. Un long processus de régulation s’amorce dans les pays industrialisés et aboutit après-guerre à la création d’organismes supra nationaux comme la Food and Agriculture Organization (FAO) des Nations-Unis.
Analysant plusieurs cas emblématiques et fascinants comme l’arrivée progressive des colorants dans les aliments, le développement des emballages en cellophane, ou l’utilisation des sels d’aluminium, cet ouvrage propose une histoire croisée des cultures de l’alimentation et de la toxicologie alimentaire à l’échelle internationale.
Cette histoire des colorants et des emballages alimentaires met en exergue des controverses du XIXe siècle qui résonnent avec les questions actuelles comme celle sur l’aluminium et la santé ou encore les emballages plastiques et l’environnement. Cette réflexion neuve dessine un paysage historique fascinant où circulent scientifiques, industriels, législateurs, hommes politiques et simples citoyens.

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Présentation du livre sur France culture dans l'émission Le Cours de l'histoire

Traduire, collaborer, résister

« Traduire, collaborer, résister » nouvel ouvrage sous la direction de Christine Lombez (membre senior honoraire, promotion 2014), dans le cadre de son programme de recherches IUF.

À travers une galerie de portraits de traducteurs et traductrices ayant exercé entre 1940 et 1944, cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur la vie littéraire durant la seconde guerre mondiale.
Traduire, comme écrire, sous la botte de l’occupant nazi, c’est résister ou collaborer. Ce livre explore les trajectoires individuelles et le travail de ces médiateurs, « acteurs invisibles de la littérature ». Quelle est leur place ? Dans quel contexte évoluent-t-ils ? Quel est leur rôle ?
Hélène Bokanowski, Maurice Betz, Pierre Darmangeat, Paul de Man ou encore Jean Wahl : ces portraits saisissent la traduction sous plusieurs aspects : biographique, historique, sociologique, historique, éditorial et théorique. En s’appuyant sur des archives privées inédites, cet ouvrage constitue un apport précieux aux études sur la vie littéraire francophone en temps de guerre.

Dans la toile d’Arachné

Evanghélia STEAD, Professeur polyglotte de Littératures Comparées et de Culture de l’imprimé à l’UVSQ, membre senior de l’Institut universitaire de France (promotion 2016), publie avec Sylvie BALLESTRA-PUECH l'ouvrage "Dans la toile d'Arachné" aux Éditions Jérôme Millon.

Ce livre s’interroge sur le retour insistant du mythe d’Arachné (brillamment raconté par Ovide dans ses Métamorphoses) et de quelques figures connexes (Arachné et son frère Phalanx, punis d’inceste, Arachnos s’unissant à Tirésias) dans les textes littéraires modernes du xixe au xxe siècle. De la vaste littérature arachnéenne – qui inclut des romans, des pièces de théâtre, des poèmes, des essais et des articles scientifiques écrits avec un rare brio – il retient prioritairement la nouvelle fantastique moderne en y joignant quelques textes poétiques et discursifs éclairants. Il invite à explorer ces mythes dans des textes qu’on croirait très éloignés de fables antiques.

Le trajet de la tisserande mortelle qui osa défier Athéna dans un concours de tapisseries célèbre dans les arts et fut durement punie pour son talent et son audace se reflète dans la structure de l’ouvrage. Ses cinq parties s’arrêtent sur l’association insistante de l’araignée au diable en montrant l’influence de la Bible et de la littérature patristique (I. Araignées du diable); sur la figure de la femme-araignée, supposée dévorer son partenaire après l’union sexuelle, jusqu’à sa mise à distance par l’humour dans la nouvelle au xxe siècle (II. Amours monstrueuses); sur la figure de la mère-araignée étouffante, construite par la psychanalyse, et parfois déconstruite par des fictions ironiques (III. L’Araignée des familles); sur la toile d’araignée comme métaphore du psychisme et la transmission de la pensée coupable, le délire, la folie ou la phobie (IV. Une araignée au plafond); et sur la relation insistante de l’araignée à l’expression artistique – musique, écriture automatique ou tissage poétique (V. Araignées d’art).

Le livre réunit vingt-et-un textes en cinq langues (sept en français, trois en allemand, six en anglais, trois en italien et deux en espagnol), écrits entre 1842 et 1983. Il propose systématiquement l’original en regard des traductions. Cinq d’entre elles, reprises à des éditions existantes, sont revues et amendées. Sept autres sont proposées pour la première fois en français. Chaque texte est suivi d’une notice-commentaire qui en déplie la structure, l’imaginaire et la langue en attirant l’attention du lecteur sur une riche intertextualité qu’on tient pour une caractéristique frappante du mythe d’Arachné.

Site web de référence

Ouvrir la sociologie au monde et à l’universalité

Soixante-dix ans après le congrès constitutif de l’ISA à Oslo, il faut aller encore plus loin dans l’ouverture de la sociologie, notamment à celle des pays non occidentaux.

Veuillez trouver ci-dessous le lien vers la tribune de Stéphane Dufoix, professeur de sociologie à l'Université Paris-Nanterre, membre de l'Institut Universitaire de France (promotion 2007 et 2018) et Sari HANAFI, professeur de sociologie à l'Université américaine de Beyrouth et président de l’Association internationale de sociologie, publiée dans le journal Libération du 5 septembre 2019.

Lien vers l'article

The New Town of Edinburgh: An Architectural Celebration

This collection of innovative essays celebrates the New Town of Edinburgh over the 250 years since its original creation. The contributing authors discuss the intellectual, economic and political contexts which provided the impetus for the city of Edinburgh to expand north of the Old Town, and analyse the New Town's unique architectural status in terms of its size, monumentality and degree of preservation. For centuries, Scotland has pursued innovation, improvement, commerce and contact with England and the Continent; and since medieval times it has been an urbanising land of planned towns. This book reflects on the constantly changing dialogue between Edinburgh's Old and New Towns, from the eighteenth century to the present time, as the city became increasingly commercialised. It also compares Edinburgh's New Town with more recent new towns elsewhere, notably nineteenth-century Dunedin in New Zealand and Scotland's planned new-town movement of the twentieth century. The age of conservation is another of the central themes.

By drawing on different approaches to the new town phenomenon in Scotland, this volume pays tribute to Scotland's vibrant capital, and offers insights into new research on Scotland's urban development.

L'ouvrage sous la direction de Clarisse Godard Desmarest "The New Town of Edinburgh : An Architectural Celebration" paraîtra le 10 octobre 2019. 

Frontières et altérité religieuse La religion dans le récit de voyage, XVIe-XXe siècle

Le livre "Frontières et altérité religieuse, La religion dans le récit de voyage XVIe-XXe siècle " paraîtra le 5 septembre 2019 aux éditions des Presses universitaires de Rennes sous la direction d'Andreas Nijenhuis-Bescher, Susanne Berthier-Foglar, Gilles Bertrand (IUF senior, promotion 2012) et Frédéric Meyer.

Quatrième de couverture :

Une vingtaine de chercheurs de trois continents ont exploré ensemble des questions souvent abordées séparément. Ce livre est le fruit de ces rencontres. Le voyage induit une expérience de l’Autre et les faits religieux, appréhendés dans leurs dimensions culturelles, politiques et sociales, constituent souvent une forme d’altérité. Dès lors, l’altérité religieuse entretient, au détour de la description de lieux de culte, de l’étrangeté d’une cérémonie observée, voire d’une absence apparente de religion, des liens privilégiés avec le voyage.

Le corpus analysé embrasse toutes formes d’écrits liés au déplacement de la fin du Moyen Âge à l’époque contemporaine : journaux, mémoires, textes épistolaires ou encore romancés, voire une pièce de théâtre, intégrant des réminiscences du voyage. Ces écrits ont des finalités très diverses dont il faut appréhender la teneur. N’est-ce pas le propre de la relation de voyage de mettre en scène son auteur, avec une part variable de fiction ?

L’altérité religieuse au prisme du voyage irrigue ce livre, à travers les incursions en terre d’islam, la différence religieuse et ethnique, les religiosités ibérique et italienne modernes, le rôle de l’altérité religieuse comme marqueur d’exotisme, et une réflexion sur les liens entre modernité politique et religion.


Andreas Nijenhuis-Bescher, Associate Professor Dutch Area Studies (HUFS, Séoul).
Susanne Berthier-Foglar, professeur en civilisation américaine (UGA, Grenoble).
Gilles Bertrand, professeur d’histoire moderne (UGA, Grenoble).
Frédéric Meyer, professeur d’histoire moderne (USMB, Chambéry).

L’Europe des revues (1880-1920) : Estampes, photographies, illustrations

Evanghélia STEAD, Professeur polyglotte de Littératures Comparées et de Culture de l’imprimé à l’UVSQ, membre senior de l’Institut universitaire de France (promotion 2016), publie avec Hélène Védrine dans la collection «Histoire de l’imprimé» des PUPS le collectif L’Europe des revues II (1860-1930 : Réseaux et circulations des modèles (986 p.)

L’ouvrage, richement illustré en couleurs et composé de 42 chapitres repartis en six sections, s’inscrit dans la suite de L’Europe des revues (1880-1920) : Estampes, photographies, illustrations (PUPS, «Histoire de l’imprimé», 2008, rééd. 2011) qu’il prolonge sous un autre angle. Il est issu d’une sélection de contributions au séminaire du TIGRE, animé depuis 2004 à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm par Évanghélia Stead, et s’inscrit dans la suite de nombreux travaux sur les périodiques.

4e de couverture : 

Comment les revues se développent-elles et circulent-elles ? Quels sont les réseaux ou les stratégies qu’elles mobilisent, les modèles dont elles s’inspirent, qu’elles transforment ou qu’elles imposent, les formes et les contenus qu’elles empruntent à d’autres revues ou qu’elles diffusent auprès d’elles ? Ces questions se posent tout particulièrement entre 1860 et 1930, lorsque les revues littéraires et artistiques foisonnent en Europe, en une féconde rivalité, et tissent des trames d’échanges, de transferts et de relations culturels. 

Cet ouvrage s’inscrit dans la continuité immédiate de L’Europe des revues (1880-1920). Estampes, photographies, illustrations (2008, rééd. 2011), dont il reprend les postulats. Il invite à explorer les rapports entre les modèles esthétiques, idéologiques, graphiques et typographiques des périodiques dans l’espace européen. En problématisant la notion de réseau et en montrant ses diverses réalisations et manifestations – entre revues ou autour d’une revue –, il met fortement en avant la circulation des périodiques comme vecteurs d’idées, de formes, de sociabilités, d’idéologies et d’esthétiques. 

Cet ample mouvement d’échanges, à la fois centrifuge et centripète, permet le brassage et le passage de nouvelles idées, de formes et d’esthétiques d’un pays à l’autre, la redéfinition des genres et des domaines. Il offre aussi un angle nouveau pour interroger l’émergence des revues spécialisées (d’art, de théâtre, de cinéma, ou de photographie). Il est actuellement relayé par de nombreuses initiatives numériques – de la mise à disposition des documents au profit du plus grand nombre à la reconstitution des réseaux historiques des périodiques et à la mise en relation croissante des publications, des documents et des archives. 

En étudiant ses diverses manifestations selon ces orientations, le présent ouvrage tente d’éclairer à nouveaux frais le phénomène périodique et de mesurer son importance dans l’histoire culturelle imprimée et visuelle.

Site web de référence : https://sup.sorbonne-universite.fr/catalogue/litteratures-francaises-comparee-et-langue/histoire-de-limprime-references/leurope-des-revues-ii-1860-1930

Explorateurs de l'espace

Alors que nous fêtons le cinquantenaire des premiers pas d'un homme sur la Lune, l'exploration spatiale est devenue pour l'humanité un nouvel enjeu de civilisation. Retourner sur la Lune est au coeur de la stratégie des plus grandes agences spatiales. Au-delà, c'est le voyage vers Mars ainsi que la découverte de milliers d'exoplanètes qui stimulent les rêves les plus fous. Comment y aller ? Les défis à relever, humains et technologiques, sont immenses. 

L'astronaute Michel Tognini et l'astrophysicienne Hélène Courtois (membre senior de la 25e promotion de l'IUF) explorent ici les difficultés d'un vol habité vers les confins du Système solaire. Des astronautes témoignent et nous font partager leurs plus grandes émotions en vol, ouvrant la voie, demain, au tourisme spatial.

« Nous sommes entraînés dans une fabuleuse épopée intersidérale qui commence sur notre planète, puis nous emmène dans sa banlieue, sur la Lune, sur Mars, et bien au-delà.  »


Jean-Yves Le Gall,
Président du Centre national d'études spatiales (CNES)

"1943 en traductions dans l'espace francophone européen"

L'ouvrage « 1943 en traductions dans l'espace francophone européen » coordonné par Christine Lombez (membre senior 2014), dans le cadre de son programme de recherches IUF, est consultable ici : 

Description

SOMMAIRE

AVANT-PROPOS (C. Lombez)

BRAENDLI Stefanie (Université de Lausanne) 
« Traduire depuis la Suisse en 1943. Le cas de la revue genevoise Lettres »

ENDERLE-RISTORI Michaela (Université de Tours)
(« 1943 – un tournant pour l'Aktion Übersetzung ? Otto Abetz et l'organisation des traductions de l'allemand »)

HUMBERT-MOUGIN Sylvie (Université de Tours)
« Les Troyennes de Sénèque dans la traduction de Gabriel Boissy (1943). Une tragédie antique de circonstance »

LOMBEZ Christine (Université de Nantes, IUF)
« 1943 au miroir de la traduction poétique en français : pour un état des lieux »

TAUTOU Alexis (Université de Rennes II)
« 1943 : ‘l’année Hölderlin’ vue de France »

VIGNALE François (Université du Mans)
« La revue Fontaine et ses réseaux en 1943 »

--> Pour plus d'informations :

L'Immunothérapie des cancers, Histoire d'une révolution médicale

Malgré des progrès considérables et d’indéniables succès thérapeutiques, le cancer reste une des premières causes de mortalité.

Issue de travaux de recherche fondamentale, la découverte des mécanismes qui contrôlent les réponses du système immunitaire a permis de concevoir de nouvelles approches thérapeutiques qui se sont révélées remarquablement efficaces sur des cancers jusqu’ici sans espoir. L’idée consiste à permettre aux défenses naturelles, que nous possédons tous, d’agir sur le cancer.

Ce livre raconte l’histoire des recherches et des idées qui ont conduit à cette révolution médicale. De même qu’il y a eu un avant et un après la découverte des antibiotiques, on peut d’ores et déjà penser qu’il y aura un avant et un après l’immunothérapie des cancers.

Éric Vivier, professeur d’immunologie à l’université Aix-Marseille et directeur scientifique de la société de biotechnologie Innate-Pharma, est membre de l’Académie de médecine et de l’Institut universitaire de France.

Marc Daëron est chercheur invité à l’Institut Pasteur, chercheur émérite au centre d’immunologie de Marseille-Luminy et membre associé à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques. 

Le livre est disponible en librairie depuis le 2 janvier 2019 aux Éditions Odile Jacob !

Olivier Houdé est académicien

Olivier Houdé, Administrateur de l'IUF et professeur de psychologie du développement à l’université Paris Descartes, a été élu membre titulaire de l’Académie des sciences morales et politiques au cours de la séance ordinaire du lundi 3 décembre 2018. Il a recueilli 19 voix sur 37 votants au cinquième tour de scrutin. Il succède sur le fauteuil 4 de la section Philosophie au cancérologue Lucien Israël, décédé le 9 juin 2017.

Pour en savoir plus, voici l'article ici