[ARTICLE] Inhibiting microglia proliferation after spinal cord injury improves recovery in mice and nonhuman primates

Florence Perrin est professeure à l’Université de Montpellier et spécialiste des lésions de la moelle épinière. Elle est membre senior de l'IUF depuis 2020.

Son équipe vient de publier l’article "Inhibiting microglia proliferation after spinal cord injury improves recovery in mice and nonhuman primates” dans le journal Theranostics.

Cet article présente une stratégie thérapeutique permettant d’améliorer la récupération fonctionnelle motrice après une lésion médullaire dans chez deux espèces de mammifères. Une réduction transitoire de la prolifération de la microglie par une approche pharmacologique pourrait donc constituer une approche prometteuse pour les patients lésés médullaires.

[EN LIBRAIRIE] Circulations littéraires - Transferts et traductions dans l'Europe en guerre (1939-1945)

Christine Lombez est professeure de littérature comparée à l’Université de Nantes et membre honoraire de l’Institut universitaire de France (promotion senior 2014). Elle vient de publier l'ouvrage "Circulations littéraires - Transferts et traductions dans l'Europe en guerre (1939-1945)" aux Presses universitaire François-Rabelais (PUFR).

Présentation

La vie de l’esprit est-elle possible en temps de guerre ? Les idées peuvent-elles encore circuler ? Comment et grâce à qui ?

Des recherches menées sur l’Occupation allemande en France et en Belgique ont permis de mettre au jour une réalité qui bat en brèche certains clichés : en effet, l’étude tant des périodiques que des médiateurs (traducteurs, éditeurs, directeurs de revues) démontre que les années 1940-1945 furent aussi et malgré tout une période d’échanges culturels intenses durant laquelle personnes, idées et livres ont continué à voyager à la faveur de réseaux ou de personnalités spécifiques. Les traductions se sont tout particulièrement révélées le vecteur de ces circulations intellectuelles qui ont alors nourri l’Europe des Lettres.

Cet ouvrage à multiples facettes aborde les représentations du théâtre allemand à Paris durant l’Occupation, la récupération politique du romantisme en Belgique, la traduction de bandes dessinées américaines sous Vichy, sans oublier le rôle joué par des revues ou périodiques culturels français, belges, italiens plus ou moins idéologiquement orientés. On y découvre l’étendue de la pénétration allemande dans une Europe fracturée par la montée du fascisme et par la guerre, mais aussi les forces dissidentes qui s’y expriment, symboles de la résilience de tout un continent qu’illustrent les mots de Max Pol Fouchet en 1940 dans Fontaine : « Nous ne sommes pas vaincus. »

[EN LIBRAIRIE] À la découverte des Étrusques

Marie-Laurence Haack est historienne et étruscologue, professeure d'histoire ancienne à l'Université de Picardie Jules-Verne depuis 2011. Elle est membre honoraire de l’Institut universitaire de France (promotion junior 2011). Elle vient de publier l'ouvrage "À la découverte des Étrusques" aux Éditions La Découverte.

Présentation

Les Étrusques, un peuple d’Italie disparu au Ier siècle av. J.-C. dans sa confrontation avec Rome, restent pour une grande part mal connus. Leur mode de vie comme leur système politique suscitent des interrogations et on comprend toujours mal leur langue même s’ils ont adopté l’alphabet grec. Pourtant, les vestiges archéologiques abondent dans toute l’Italie centrale. On est toujours émerveillé par les célèbres fresques des tombes de Tarquinia qui mettent en scène leur vie quotidienne et semblent donner aux femmes un statut qui leur était refusé dans les autres cultures de l’Antiquité : le visiteur fait face à des Étrusques banquetant, jouant, dansant, dans une impression d’harmonie.
L’originalité de ce livre est d’explorer parallèlement l’histoire des Étrusques et l’histoire des tentatives faites au fil des siècles pour les comprendre, voire pour fabriquer des mythes… et des légendes. C’est une incroyable histoire de pillages, de mensonges, de falsifications, de simplifications outrancières que l’autrice restitue pour comprendre la fascination exercée par ce peuple qui a profondément influencé les Romains. En parcourant les sites les plus célèbres de l’histoire étrusque, Marie-Laurence Haack rend justice à l’extraordinaire singularité de ce peuple.

[EN LIBRAIRIE] PHYSIQUE DE LA TURBULENCE - Des tourbillons aux ondes

Sébastien Galtier est astrophysicien et professeur à l'université Paris-Saclay. Il est membre senior de l’Institut universitaire de France depuis 2018.

Il vient de publier l'ouvrage "Physique de la turbulence - Des tourbillons aux ondes" aux Éditions EDP sciences.

Présentation

Depuis la première expérience historique de Reynolds sur les liquides en 1883, notre compréhension de la turbulence s’est considérablement étendue grâce aux avancées théoriques, numériques, expérimentales et observationnelles. De l’écoulement des fleuves aux plasmas astrophysiques en passant par les ailes d’avion et les ondes gravitationnelles, la turbulence intervient dans de nombreux systèmes physiques. Cet ouvrage se propose de faire découvrir au lecteur les principes fondamentaux qui régissent la physique de la turbulence.

La turbulence forte tourbillonnaire et la turbulence faible d’ondes sont les deux régimes que nous rencontrons dans la nature.L’attention des mécaniciens des fluides étant portée sur l’hydrodynamique, c’est généralement le premier régime qui est traité. Cependant, les physiciens s’intéressent à des systèmes bien plus variés où les ondes sont souvent présentes. L’originalité de cet ouvrage est de traiter, à parts égales, la turbulence forte et la turbulence d’ondes.

Ce livre offre un vaste tour d’horizon sur la turbulence qui devrait permettre aux chercheurs débutants d’acquérir une connaissance de base sur des sujets à la pointe de la recherche actuelle. Son contenu repose en partie sur un enseignement délivré depuis plusieurs années à l’École polytechnique à des étudiants de Master 2 (Master de Physique des Plasmas sous la tutelle de l’Université Paris-Saclay, l’Institut Polytechnique de Paris et Sorbonne-Université).

[EN LIBRAIRIE] Rituels religieux et sensorialité (Antiquité et Moyen Âge)

Béatrice Caseau est professeure d’histoire byzantine à Sorbonne Université et membre senior de l’Institut universitaire de France depuis 2019. Son travail porte sur l’histoire religieuse et sociale du monde byzantin. Elle a publié de nombreux livres et articles sur l’histoire des sens et la culture alimentaire, les parfums, le goût et le toucher.

Son dernier ouvrage "Rituels religieux et sensorialité (Antiquité et Moyen Âge)" vient de sortir aux Éditions Silvana Editoriale.

Présentation

Ce livre se penche sur la manière dont les cinq sens sont valorisés et utilisés dans les rituels religieux, qu’ils soient publics ou privés, des religions autour de la Méditerranée antique et médiévale, avec une insistance sur les polythéismes, les christianismes orientaux et occidentaux et l’Islam médiéval. Nous avons cherché à faire apparaître quels étaient les usages communs ou, au contraire, les spécificités de chaque culture religieuse, en portant notre attention sur les sollicitations plurielles des sens lors des dévotions et des rituels, dans les modes d’appréhension du divin, qu’il s’agisse de participer aux cérémonies ou d’entrer en relation avec les espaces sacrés par le visuel, l’auditif, l’olfactif, le toucher, le goût ou l’ensemble des sens combinés. En créant ainsi une mémoire sensorielle de la relation au divin et aux espaces sacrés, les sens engagent le corps dans les pratiques rituelles. Ce livre a une démarche interdisciplinaire en faisant dialoguer des historiens de l’art, des philologues, des musicologues et des historiens des sociétés antiques et médiévales.

Elsevier SCOPUS : Liste des scientifiques qui font partie des 2% des meilleurs au monde en termes d'impact des citations dans leur carrière

Adnan Ibrahimbegovic est professeur à l'université de technologie de Compiègne (UTC) et titulaire d’une chaire de mécanique numérique. Il est membre senior de l’Institut universitaire de France depuis 2015 (reconduction en 2020).

Ses recherches ont été développées dans le domaine de calcul de structures, et par la suite débordées sur beaucoup d’autres aspects de la mécanique des solides et des structures, notamment la mécanique théorique, la mécanique appliquée et la mécanique numérique.

Le 19 octobre 2021, l'un des plus grands éditeurs mondiaux de littérature scientifique, ELSEVIER BV, a publié une liste de 2% de scientifiques dans le monde avec la plus grande influence de citations sous le titre original : « Updated science-wide author databases of standardized citation indicators ». Dans un article publié par Elsevier et signé par trois professeurs de l’Université Stanford en Californie (Etats-Unis), John P. A. Ioannidis, Kevin W. Boyack et Jeroen Baas, une liste de 2% de scientifiques dans le monde avec le plus grand impact de citations tout au long de leur carrière et en 2020 a été publiée. La liste est basée sur une analyse scientifique des données disponibles dans la base de données de citations et bibliographiques d'Elsevier SCOPUS.

Sur cette liste des scientifiques qui font partie des 2% des meilleurs au monde en termes d'impact des citations dans leur carrière figure le professeur Adnan Ibrahimbegovic.

Les auteurs de l'étude déclarent que l'influence des citations des scientifiques du monde est souvent mal interprétée et afin d'atteindre une objectivité maximale, ils ont créé une base de données accessible au public avec plus de 100 000 scientifiques de premier plan du monde, où l'utilisation des principes de l'intelligence artificielle pour concevoir des algorithmes, une évaluation de chaque scientifique individuel. Aussi, les auteurs insistent particulièrement sur l'importance de distinguer les notions de nombre de citations et d'impact des citations. La base de données disponible contient des informations standardisées sur les citations, le h-index, le hm-index adapté aux co-auteurs, les citations d'articles dans différentes positions d'auteurs dans l'article analysé et un indicateur cumulatif de l'impact des citations. Les scientifiques sont classés en 22 domaines scientifiques et 176 branches scientifiques.

Pour tous les scientifiques ayant publié au moins 5 articles listés dans Scopus, des pourcentages spécifiques au domaine scientifique et à la branche scientifique sont également indiqués. Les données pour l'ensemble de la carrière sont prise en compte entre l’année de 1ère publication et la fin de 2020. La méthodologie utilisée lors de la compilation de la liste des scientifiques ayant le plus grand impact de citations a été publiée dans la revue scientifique Plos Biology 2020.

[EN LIBRAIRIE] La Réalité virtuelle. Avec ou sans le corps

Alain Milon est professeur de philosophie à l'université Paris Nanterre et également membre senior de l’Institut universitaire de France depuis 2019. Son travail porte sur le corps, corps de la ville, corps de la langue, corps de l'écriture. 

La traduction de son ouvrage "La Réalité virtuelle. Avec ou sans le corps" publié en 2005 aux Éditions Autrement sortira en Chine et à Taiwan en décembre 2021.

Présentation

"Réalité virtuelle", "Corps virtuel"... Ces expressions, il nous semble les connaître. Elles peuplent notre environnement sonore, médiatique, culturel, comme pour nous préparer à un état inéluctable vers lequel la technique nous précipite. Et pourtant. Pourtant, il demeure une impossibilité à imaginer ce que serait notre corps une fois débarrassé de la pesanteur, de la maladresse, de la finitude, de la corruption, en un mot débarrassé de sa " chair ", qui n'est pas réductible à de la " viande ", fut-elle connectée, bio-assistée ou numérisée. Alain Milon nous explique cet embarras en décortiquant pour nous ce qu'est et ce que n'est pas le virtuel. Car ce que ne voient pas certains thuriféraires de la cyberculture, c'est que le virtuel ne s'oppose pas au réel mais indique ce qui, en lui, est possible. Loin de toute démagogie moderniste comme de tout lamento anti-moderne, Alain Milon montre comment, de Sterlac à Orlan, en passant par Cronenberg ou les frères Wachowski, nombre d'artistes contemporains manquent le corps en travaillant sur la technique. Ce qui suppose de reconnaître que ce n'est pas l'effacement des limites du corps mais leur authentique prise en compte qui permet d'en développer les potentialités, avec le virtuel.

[EN LIBRAIRIE] Narratologie musicale - Topiques, théories et stratégies analytiques

Marta Grabócz est professeure à l’Université de Strasbourg (UFR Arts, Labex GREAM/CREAA) et membre honoraire de l’Institut universitaire de France (promotion 2009 et 2015). Elle vient de publier l'ouvrage "Narratologie musicale - Topiques, théories et stratégies analytiquesaux Éditions Hermann.

Présentation

Depuis l'Antiquité, l'histoire de l'esthétique et de la réflexion philosophique portant sur la musique est marquée par un antagonisme profond. L'une des approches accentue les caractéristiques dites «formelles», mesurables et objectives des phénomènes musicaux, tandis que l'autre tient compte de l'expression, du rôle social, de la valeur communicative des œuvres musicales. De nos jours on constate le retour de la discorde. La musicologie actuelle peut être considérée comme la scène d'un champ de bataille acharnée entre deux forces antinomiques: celle des représentants du formalisme musical contemporain, et celle qui cherche - grâce aux outils théoriques empruntés à l'évolution récente des sciences humaines - à comprendre la manière dont la musique exprime ou signifie notre rapport au monde, aux unités culturelles de chaque époque historique. C'est de cette façon que les apports de la sémiotique et de la narratologie littéraire, de l'étude de l'intermédialité, des sciences cognitives, des performance studies, gender studies, etc., peuvent féconder la réflexion actuelle sur les œuvres musicales.
Cet ouvrage réunit vingt-trois textes de musicologues parmi les plus grands spécialistes de renommée internationale dans le domaine de l'examen des signes musicaux et dans celui de l'organisation des éléments expressifs à l'intérieur d'une forme musicale instrumentale (narratologie musicale). La première partie aborde les questions théoriques soulevées par ces approches contemporaines ;la deuxième se consacre aux analyses d'œuvres (de Mozart jusqu'à la musique contemporaine).

[JOURNÉES D'ÉTUDES] Les ruines contemporaines (9-10 décembre 2021, Université de Strasbourg)

Monica Manolescu est professeure de littérature américaine à l'université de Strasbourg et également membre junior de l’Institut universitaire de France depuis 2019. Ses recherches portent sur Vladimir Nabokov, sur la littérature américaine du XXe siècle et contemporaine, ainsi que sur l'art américain.

Elle organise avec Emmanuel Béhague, Gwendolyne Cressman et Hélène Ibata les journées d’étude "Les Ruines contemporaines" organisées par l’UR SEARCH en association avec l'UR Mondes Germaniques et Nord-Européens, l’UR CHER (Faculté des langues de l’Université de Strasbourg) et la Haute École des Arts du Rhin, avec le soutien de la MISHA (Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme - Alsace) et de l’Institut Universitaire de France.

Les deux journées d’études ont pour objectif d’examiner la signification de la ruine dans la création artistique contemporaine, tout en s’interrogeant sur la façon dont la pensée du paysage peut évoluer pour intégrer la figure de la destruction environnementale.  L’artiste peut-il/elle comme par le passé se saisir des ruines du monde pour s’y ressourcer, pour y trouver les fragments de nouvelles compositions, ou doit-il/elle inévitablement nous rappeler à la réalité en nous confrontant à une nature meurtrie, envahie par les signes d’une présence humaine destructrice ? Comment la pensée esthétique du paysage peut-elle articuler ou être associée à une réflexion plus éthique sur la responsabilité de l’humanité dans la crise environnementale actuelle ? Telles seront les questions évoquées lors de ces journées d’études.

Site de la manifestation

Programme

[EN LIBRAIRIE] Kamikaze Saru - le singe cobaye

Cédric Sueur est Maître de conférences à l'université de Strasbourg et également membre junior de l’Institut universitaire de France depuis 2019. Éthologue et primatologue, responsable du Master Éthique animale et co-responsable du master Ecologie Ecophysiologie et Éthologie, il vient de publier l'ouvrage "Kamikaze Saru - le singe cobaye" aux Éditions du Jasmin.

Présentation

Une bombe souffle un laboratoire de Tokyo, tuant trois militants de l’association JAVA venus délivrer les macaques utilisés pour la recherche médicale. Étaient-ils les auteurs de l’attentat ? Mais dans ce cas, pourquoi mettre en danger les animaux ? Ont-ils été piégés ? Et pour quelle raison cet institut dépend-il du ministère de la Défense, qui refuse de communiquer la moindre information ?

Au fil de leur enquête, les inspecteurs Kurosuke Ogawa et Miyuki Watanabe découvrent les raisons du secret entourant l’utilisation des singes et le lien entre la catastrophe de Fukushima et ces recherches, qui sont menées en toute discrétion afin de ne pas provoquer la panique ou la colère de l’opinion publique.

Qui croire dans cette guerre éthique ? Les chercheurs ou les animalistes ? Jusqu’où peut-on justifier la souffrance animale quand il s’agit de sauver des vies ?

Sur fond d’enquête policière, cette fiction philosophique explore l’éthologie des primates et les controverses autour de la recherche animale. Entre folie humaine et intelligence simiesque, cette histoire replace Homo sapiens dans son animalité.

[BREVET] HYDROGEL 3D

Cédric Delattre, maître de conférences à l'Université Clermont Auvergne et membre junior de l'Institut Universitaire de France (IUF) concrétise ses récents travaux innovants à visée industrielle dans le domaine de la bio-impression 3D grâce au dépôt d’un brevet Européen en collaboration avec l’Université d’Osaka et l’Université de Picardie Jules Verne.

Ce brevet (EP21305612.0)* intitulé : « Polymeric compound of glucuronic acid with phenolic groups, gel-forming composition comprising such a compound and method for producing the same”. EP21305612.0 » permet le développement de nouvelles technologies innovantes d’impression 3-D pour la synthèse d’hydrogels polysaccharidiques destinés à l’Ingénierie tissulaire.

 

*Delattre C., El Boutachfaiti R., Michaud P., Petit E., Pierre G, Sakai S. (2021). Polymeric compound of glucuronic acid with phenolic groups, gel-forming composition comprising such a compound and method for producing the same”. EP21305612.0.

[EN LIBRAIRIE] L'animal désanthropisé - Interroger et redéfinir les concepts

Éric Baratay est Professeur des universités, grand spécialiste de l'histoire des relations hommes-animaux à l'université Jean Moulin - Lyon 3 et également membre senior de l’Institut universitaire de France depuis 2017.

Il vient de publier l'ouvrage "L'animal désanthropisé - Interroger et redéfinir les concepts" aux Éditions de la Sorbonne.

Présentation 

Depuis longtemps, nous interrogeons les animaux avec des concepts définis du point de vue humain. Cela nous a fait confondre les versions humaines de l'intelligence, du langage, des émotions, etc. avec la définition générale de ces capacités. Cela nous a amené à conclure que les animaux ne possédaient pas ces capacités ou qu'ils n'en possédaient que des versions dégradées. Voilà pourquoi il faut sortir les concepts de leurs versions humaines - soit les désanthropiser - pour les redéfinir d'une manière plus adaptée aux animaux, afin de les observer et de les interroger - avec eux. pas contre eux. Parallèlement, la nécessité de croiser les sciences pour comprendre les animaux oblige aussi à décloisonner ces concepts, c'est-à-dire â les sortir de leurs carcans disciplinaires. Il nous faut donc Ouvrir, enrichir, redéfinir ces concepts : on peut y parvenir en important simultanément des notions issues des sciences humaines ou provenant d'autres civilisations, lorsque celles-ci se révèlent plus efficaces, ou encore en réutilisant des notions d'autrefois. L'idée n'est pas de remplacer les disciplines actuelles du vivant mais de les enrichi de développer un regard pluridisciplinaire, de questionner différemment les animaux : en somme de mieux voir et de mieux lire les animaux.

Ce livre, auquel ont contribué des généticiens, des vétérinaires, des éthologues, des écologues, des neuroscientifiques, des psychologues, des sociologues, des anthropologues, des littéraires, des sémioticiens, des géographes et des historiens, s'adresse à tous - et au public passionné d'animaux.

Contributions de :

Énc Baratay, Fand Bennammou, Alain Boissy, Sarah Bortolamiol, Dalila Bovet, Florence Brunois-Pasina, Pascal Cartier, Fabienne Delfour, Fabrice Guizard, Florent Kohler, Michel Kreutzer, Sabnna Knef, Stavros Lazaris, Gérard Leboucher, Pierre Le Neindre, Frédéric Louchart, Pascal Mallet, Lison Martinet, Nelly Ménard, François Moutou, Ludovic Orlando, Marie Pelé, Emmanuel Porte, Violette Pouillard, Patrice Régnier, Marie Renoue, Hélène Roche, Véronique Servais, Charles Stépanoff, Margaux Sprijyt, Jean Tnnquier et Marco Vespa.

Une synthèse bioinspirée et efficace d’une substance naturelle complexe, la (+)-mayténone

Des chimistes de l’ISM (Université de Bordeaux/CNRS/Bordeaux INP) et du laboratoire COBRA (Université de Rouen Normandie/CNRS/INSA Rouen) ont réalisé la synthèse bioinspirée de la (+)-mayténone, une substance naturelle isolée pour la première fois il y a 60 ans de l’écorce des racines de l’arbre Maytenus dispermus et jamais synthétisée jusqu’ici. Ces travaux, en couverture de la revue Angewandte Chemie, permettent d’élucider les mécanismes réactionnels en faveur d’une chimie plus verte qui conduisent à cette molécule complexe, tant en laboratoire que dans la plante. 

La synthèse chimique de molécules naturelles complexes, à l’origine du développement de nombreux médicaments, nécessite trop souvent de longs et coûteux efforts en laboratoire. Le développement de nouvelles méthodes de synthèse organique bioinspirées est un des jalons vers une préparation plus efficiente de ces molécules. En effet, la nature utilise des enzymes et autres protéines qui assistent et gouvernent ces biosynthèses pour obtenir exactement l’architecture moléculaire désirée. Des chimistes de l’Institut des sciences moléculaires (Université de Bordeaux/CNRS/Bordeaux INP) et du laboratoire Chimie organique, bioorganique : réactivité et analyse (Université de Rouen Normandie /CNRS/INSA Rouen) ont récemment trouvé d’autres moyens pour atteindre le même degré de contrôle en laboratoire. C’est ce qu’ils illustrent dans le cas de la (+)-mayténone, un bisditerpénoïde isolé pour la première fois il y a 60 ans de l’écorce des racines de l’arbre Maytenus dispermus (Celastraceae).

Grâce à l’utilisation de réactifs chiraux originaux à base d’iode hypervalent, une alternative verte aux réactifs à base de métaux souvent toxiques, les chercheurs ont réalisé cette synthèse chimique et bioinspirée de la (+)-mayténone en seulement 6 étapes. Ils ont ainsi mis au point une réaction de Diels-Alder* pour combiner (cyclodimériser) deux ortho-quinols* avec un contrôle parfait de la structure moléculaire obtenue et ce sans avoir recours à une enzyme. Les scientifiques ont en effet confirmé à l’aide de calculs de chimie quantique que ce contrôle provient de la molécule elle-même. L’astuce supplémentaire a consisté à effectuer ces réactions sous haute pression. Ces conditions expérimentales permettent de créer un micro-environnement qui force le rapprochement physique et la combinaison bispéricyclique des deux ortho-quinols pour atteindre la molécule finale.  Ce résultat, en couverture de et sélectionné comme very important paper par la revue Angewandte Chemie, apporte les éléments clés de la biosynthèse de cette classe de substances naturelles, de leur synthèse chimique et de l’accès à d’autres cyclodimères naturels ou non d’intérêt thérapeutique.

*Découverte en 1928, la cycloaddition de Diels et Alder, qui leur valut le prix Nobel de chimie en 1950, est une réaction clé pour la synthèse organique de molécules complexes. Il s’agit d’une réaction péricyclique formant deux liaisons à partir d'un diène conjugué et d’un diénophile.

*Ortho-quinol est le nom usuel utilisé pour les entités organiques de type 6-alkyl-6-hydroxycyclohexa-2,4-dienone.

Référence

Bispericyclic Diels–Alder Dimerization of ortho-Quinols in Natural Product (Bio)Synthesis – Bioinspired Chemical 6-Step Synthesis of (+)-Maytenone Philippe A. Peixoto, Mourad El Assal, Isabelle Chataigner, Frédéric Castet, Anaëlle Cornu, Romain Coffinier, Cyril Bosset, Denis Deffieux, Laurent Pouységu and Stéphane Quideau (membre IUF senior 2019)Angew. Chem. Int. Ed. 14 avril 2021.

[EN LIBRAIRIE] Maturations : contacts, frontières, interprétations et constructions

Robert Nicolaï est professeur en linguistique à l’Université Côte d'Azur et membre honoraire de l'Institut universitaire de France (promotion senior 2004). Il s’intéresse aux langues africaines et plus particulièrement aux langues songhaï méridionales et septentrionales.

Il vient de publier l'ouvrage "Maturations : contacts, frontières, interprétations et constructions" aux éditions L'Harmattan.

Présentation de l'ouvrage

Cet ouvrage franchit les barrières disciplinaires et questionne nos dynamiques d'interprétation et de mise en signification au croisement de l'anthropologique, du linguistique et du cognitif. Les stratifications linguistico-sociales et linguistico-langagières, saisies dans un espace qui retient l'impact continu de la contingence et de la transformation historique, lui servent d'appui. La notion de « frontière » est abordée en s'intéressant à l'application métaphorique au domaine linguistique de modèles issus de la biologie génétique et à la problématique générale du transfert de modèles. Adossée à la réactualisation « académico-médiatisée » du questionnement sur l'origine des langues, une critique de la notion psycho-sociétale du « politiquement correct » et de ses impliqués est émise. La plupart des textes ici regroupés ont été présentés en ouverture des tables rondes annuelles tenues entre 2004 et 2009, dans le cadre de la Chaire Dynamique du langage et contact des langues de l'Institut universitaire de France.

[EN LIBRAIRIE] Édition 2022 du Dictionnaire Larousse

Olivier Houdé fait son entrée dans l’édition 2022 du Dictionnaire Larousse, parue ce 19 mai. 

C’est une immense consécration pour lui, pour la psychologie française et pour l’IUF dont il fut membre Junior, puis Senior et grâce auquel il a  pu conduire sa carrière scientifique sur le développement cognitif et le cerveau des enfants.

En 2018, il devint Administrateur de l’IUF après avoir dirigé durant vingt ans son laboratoire de la Sorbonne, LaPsyDÉ, UMR CNRS 8240.

En 2018 également, il devint membre de l’Institut de France où il fut élu à l’Académie des sciences morales et politiques, compagnie dédiée à l’excellence des sciences humaines et sociales en France.

[EN LIBRAIRIE] Gustave Flaubert et le théâtre

Gisèle Séginger est professeure de littérature française à l’université Gustave Eiffel et membre senior de l'IUF (promotion 2016). Elle publie en mars 2021 l'ouvrage "Gustave Flaubert et le théâtre" aux éditions Classiques Garnier.

Présentation de l'ouvrage

Le parcours théâtral de Flaubert est contrasté, entre engouements successifs et échecs réitérés. Son intérêt pour l’écriture dramatique, motivé par la fidélité amicale, renaît entre chaque entreprise romanesque. L’homme de théâtre y essaie un autre rythme d’écriture, y goûte la projection imaginaire dans un espace physique ; il y place le public devant le spectacle des clichés grossis à l’excès. De la féerie à la comédie « rosse », la création dramatique de Flaubert doit être reconsidérée.

[EN LIBRAIRIE] Le grand tour revisité. Le voyage des français en Italie (milieu XVIIIe siècle-début XIXe siècle)

Gilles Bertrand est professeur d’histoire moderne à l’Université Grenoble Alpes et membre honoraire de l'Institut universitaire de France (promotion senior 2012). Il s’intéresse aux relations entre la péninsule italienne et la France, à l’histoire culturelle de l’Italie et aux voyages en Europe de la fin du XVIIe au début du XIXe siècle.

Son dernier ouvrage "Le grand tour revisité. Le voyage des français en Italie (milieu XVIIIe siècle-début XIXe siècle)" est paru en janvier 2021 dans la collection Classiques de l'Ecole française de Rome.

Présentation de l'ouvrage

Étape la plus emblématique du Grand Tour que les élites européennes accomplissaient au XVIIIe siècle, le voyage en Italie ne se réduit pas à une expérience de jeunes nobles complétant leur éducation. En temps de paix comme à la faveur des guerres, des Français de tous âges ont traversé les Alpes ou pris la mer avec les buts les plus variés. Riches ou pauvres, guidés par des modèles qui canalisaient leurs attentes, ils ont contribué à transformer le visage d'une terre engagée dans le processus unitaire en inventant des capitales, comme Milan, et en parcourant les Alpes ou le Sud marqué par les restes antiques.

Terre des arts, de la culture classique et du catholicisme, l'Italie des Lumières est alors devenue le « laboratoire » d'une connaissance plus systématique de la nature, des hommes et de l'organisation des sociétés. Mais tandis que l'encyclopédisme fit place au seuil du XIXe siècle à des savoirs plus spécialisés, nobles et marchands, artistes et gens de lettres renouèrent avec un regard simplificateur et stéréotypé et le voyageur du XVIIIe siècle se mua en un touriste pressé et conquérant.

C'est pour mieux comprendre le passage de ces formes complexes du voyage vers le tourisme que la présente enquête s'est attachée à dépouiller les guides, récits et journaux de voyage laissés par les Français sur l'Italie entre 1750 et 1815.

Cette réédition de l’ouvrage paru en 2008 comporte une postface qui fait le point sur les études plus récentes et propose de repenser l’histoire du voyage des Français en Italie.

[EN LIBRAIRIE] Les impacts spatiaux du changement climatique

Denis Mercier est professeur de géographie à Sorbonne Université et membre du Laboratoire de géographie physique : environnements quaternaires et actuels. Il est également membre honoraire de l’Institut universitaire de France (promotion junior 2009). Ses recherches portent sur les impacts du changement climatique sur les milieux polaires et sur les risques d’inondation et de submersions marines.

Il vient de publier l'ouvrage "Les impacts spatiaux du changement climatique" ainsi que sa version anglaise "Spatial Impacts of Climate Change" aux éditions ISTE.

Présentation de l'ouvrage

Depuis quelques années, le changement climatique est au centre des préoccupations avec des conséquences visibles et fortement médiatisées comme la fonte de la banquise arctique, la fonte des glaciers de montagne, l’élévation du niveau de la mer ou la submersion des littoraux bas lors des tempêtes des latitudes moyennes et des cyclones tropicaux.

Cet ouvrage expose une revue des impacts spatiaux du changement climatique contemporain en privilégiant une approche multiscalaire et systémique. Au-delà des faits (élévation de la température, modification de la distribution spatiale des précipitations, fonte de la cryosphère marine et terrestre, modifications des régimes hydrologiques aux hautes et moyennes latitudes, etc.), il analyse également les conséquences géopolitiques en Arctique et en Asie centrale, les changements sur les cultures méditerranéennes et sur la viticulture à l’échelle mondiale, ainsi que les impacts sur la distribution du vivant (forêt amazonienne, grands biomes à l’échelle mondiale, oiseaux, etc.).

[EN LIBRAIRIE] Léon Chautard : Un socialiste en Amérique. 1812-1890

Michaël Roy est maître de conférences à l’Université Paris Nanterre et membre junior de l’Institut universitaire de France (promotion 2020).

Son prochain ouvrage "Léon Chautard : Un socialiste en Amérique. 1812-1890" paraîtra le 6 mai 2021 aux Editions Anamosa.

Résumé :

Léon Chautard est arrêté dans la foulée des journées de juin 1848 et «transporté» de Montmartre à Belle-Île, puis en Algérie et au bagne de Cayenne en 1852, dont il réussit à s’évader. Après des pérégrinations au Surinam hollandais et en Guyane anglaise, il trouve refuge aux États-Unis en 1857 où, au contact du milieu abolitionniste, il écrit et publie le récit de son évasion.

Cette trajectoire singulière témoigne avec force des influences réciproques et des réseaux de solidarités entre les mouvements révolutionnaires en France et aux États-Unis. Elle est emblématique du combat républicain et antiraciste pour l’abolition de l’esclavage, ainsi que de la communauté de destins entre les clubs parisiens et les cercles militants de Boston, à la veille de la guerre de Sécession. Au cœur du XIXe siècle insurgé, le récit de Léon Chautard pose un jalon dans l’émergence d’une littérature de témoignage à la croisée du roman picaresque et des récits d’esclaves de Frederick Douglass ou Solomon Northup. En situation d’exil politique, le narrateur s’inscrit dans la lignée d’une parole populaire à laquelle il s’associe en tant qu’homme blanc, socialiste et européen.

Michaël Roy qui a trouvé, traduit et documenté ce texte ouvre la voie pour une histoire de l’abolitionnisme dont les acteurs internationaux furent aussi bien métropolitains et ultramarins, blancs et noirs, bourgeois et ouvriers.

[EN LIBRAIRIE] L’Orient de Flaubert en images

Gisèle Séginger est professeure de littérature française à l’université Gustave Eiffel et membre senior de l'IUF (promotion 2016). Elle publiera en avril 2021 l'ouvrage "L’Orient de Flaubert en images" chez Citadelles et Mazenod.

Présentation

L'Orient de Flaubert (1821, Rouen - 1880, Croisset) est imprégné d'histoires et d'influences contemporaines. Dès ses œuvres de jeunesse, le lien entre textes et images illustrant l'Orient et l'Antiquité semble évident pour le jeune artiste.

Cet Ailleurs - qui est constitutif de sa vocation d'écrivain - s'affirme très vite comme la contrée de tous les excès, des rêves de luxe impossible, où un esthète exigeant pourrait dormir dans des "hamacs en plume de colibri".

Cet ouvrage examine à la fois les images et les œuvres qui ont marqué la formation visuelle de l'écrivain, ou qui ont été les sources avérées de ses créations et les nombreuses réinterprétations plastiques auxquelles celles-ci ont donné lieu. Dès son époque - c'est le cas de Gustave Moreau qui ne peindra pourtant jamais de tableaux directement inspirés de son œuvre -, puis après sa mort, les illustrateurs, sculpteurs, peintres des courants les plus divers s'en emparent, de Georges-Antoine Rochegrosse à Salvador Dali.

À l'époque moderne, le cinéma et la bande dessinée s'approprient également des romans de Flaubert, comme Philippe Druillet qui a consacré une partie de ses albums et de son œuvre gravée à Salammbô.

Vidéo de présentation L'Orient de Flaubert en images

SOMMAIRE
I. Un écrivain orientaliste
II. Flaubert et l'Orient romantique
III. L'Orient ancien et l'Orient moderne
IV. L'Orient visité
V. L'Orient de Flaubert illustré et fantasmé
VI. Modernités : l'Orient réinventé

[EN LIBRAIRIE] Une épistémologie juridique des situations en mouvement

Jean-Sylvestre Bergé est professeur de droit à l’Université Côte d’Azur et membre senior de l’Institut universitaire de France (promotion 2016). Il est membre du Groupe de Recherche en Droit, Economie et Gestion (GREDEG – UMR CNRS n° 7321) et anime le programme de recherche international et pluridisciplinaire IFITIS (IUF – 2016-2021). Il dirige la collection « Séquences » aux Editions Dalloz

Il vient de publier l'ouvrage "Une épistémologie juridique des situations en mouvement" aux Editions Dalloz.

Résumé :

L’ambition de cet ouvrage est de dresser une épistémologie pragmatique du droit chaque fois qu’il est confronté à des situations en mouvement. 

Les déplacements sur les territoires et dans les espaces de biens et de personnes, entendus au sens le plus large, interrogent le droit dans son œuvre principale de fixation des situations dans des cadres juridiques prédéfinis au niveau local, national, européen, international ou global (droit des libertés de circuler, des transports, des échanges, des mobilités, des flux, des situations internationales ou européennes, etc.). 

La réflexion est d’autant plus importante que les phénomènes en mouvement peuvent être approchés sous des formes extrêmes avec l’hypothèse, de plus en plus fréquemment observée, de circulations provoquées par les humains et qui échappent à leur contrôle de manière totale (libération de gaz à effet de serre, dissémination de produits et d’organismes en tout genre, pandémie, circulation de l’information, des personnes, des données, des capitaux, des déchets, etc.). 

Les dits et non-dits du droit sur la circulation et son contrôle méritent d’être discutés. 

Une approche renouvelée des présupposés et modalités des situations en mouvement peut être envisagée. Toutes sortes d’antécédents - magique, libéral, social, ontologique, fondamental et modal - sont potentiellement à l’œuvre qui permettent de poser les termes et les enjeux du traitement des risques, le plus souvent niés ou minimisés, de perte de contrôle des flux. 

Cet essai est destiné aux juristes, chercheurs et praticiens. Il a également vocation à être lu par celles et ceux qui, venant d’une autre discipline, s’intéressent à la manière dont le droit peut être compris dans son approche des phénomènes dynamiques, de petite comme de grande ampleur. 

Philologie du japonisme

Sophie Basch est professeure à la Faculté des Lettres de Sorbonne Université, spécialiste de la relation entre la littérature française et les arts aux XIXe et XXe siècles et membre senior de l’IUF depuis 2020.

L’Académie royale de langue et de littérature française de Belgique vient de publier une communication qui s’inscrit dans le cadre de son projet de recherche sur le japonisme.

Résumé

Les arts du Japon ont révolutionné l’esthétique du XIXe siècle. Quand il créa le mot « japonisme » en 1872, l’historien de l’art Philippe Burty n’en proposa qu’une définition négative en récusant le critique qui traita son invention de « caprice de dilettante blasé ». L’identification de son contradicteur, Jules-Antoine Castagnary, permet de mieux situer la naissance du « japonisme » dans son contexte littéraire, artistique, savant et politique.

[EN LIBRAIRIE] Salammbô - Nouvelle édition de Gisèle Séginger

Gisèle Séginger est professeure de littérature française à l’université Gustave Eiffel et membre senior de l'IUF (promotion 2016). Elle publie le 17 février dernier l'ouvrage "Gustave Flaubert - Salammbô" chez Flammarion.

Résumé

Après la première guerre punique, Carthage est ruinée et ne peut plus payer ses mercenaires, qui décident de se révolter. Au milieu des désordres et des massacres, Mathô, le chef des rebelles, s’éprend de Salammbô, la fille du suffète Hamilcar…


Projet à la fois novateur et scandaleux, Salammbô mêle mysticisme et érotisme dans une épopée grandiose. Grâce à une érudition syncrétique, Flaubert réinvente d’une main de maître une civilisation, imagine une vie politique et religieuse, et fait surgir le mirage d’une cité disparue. Entre romantisme et symbolisme, l’Orient barbare et rutilant de ce roman fascinera des générations de lecteurs.

Dossier
1. La genèse d’un vieux projet
2. Fiction et histoire
3. Le roman des religions
4. La seconde vie de Salammbô
5. Documents

[EN LIBRAIRIE] La Tentation de saint Antoine - Édition critique de Gisèle Séginger

Gisèle Séginger est professeure de littérature française à l’université Gustave Eiffel et membre senior de l'IUF (promotion 2016). Elle publie le 17 février dernier l'ouvrage "Gustave Flaubert - La Tentation de saint Antoine" chez Flammarion.

Résumé

« C’est l’œuvre de toute ma vie », dira Flaubert à propos de La Tentation de saint Antoine (1849-1874). Inspirée par un tableau de Bruegel le Jeune et inlassablement reprise, elle métamorphose la légende en une série de visions inédites. Dans la Thébaïde, en haut d’une montagne, l’ermite est torturé par le doute et par des désirs refoulés que la lecture de la Bible stimule.


Grâce à la science de son époque –histoire des religions, psychiatrie et biologie–, Flaubert crée une œuvre qui pose quelques questions majeures du xixe siècle sur les croyances et l’origine de la vie. Le texte publié en 1874 anticipe certaines hypothèses de la psychanalyse et sa modernité retiendra l’attention des surréalistes.

Trésor d’érudition, ce texte est présenté ici avec un appareil critique riche et précis qui nous dévoile toute la subtilité de l’œuvre et nous laisse pleinement apprécier le défilé fantasmagorique qui subjugue Antoine.


Dossier
1. La tentation avant l’œuvre
2. Genèse des Tentations (1849-1874)
3. Savoirs à l’œuvre

[ARTICLE] Stress-induced amorphization triggers deformation in the lithospheric mantle

Patrick Cordier est professeur à l'université de Lille et spécialiste de la Physique des minéraux. Il est membre senior de l'IUF depuis 2019.

Il est co-auteur de l'article "Stress-induced amorphization triggers deformation in the lithospheric mantle" publié le 3 mars dans le journal Nature.

Cet article présente la découverte d’un nouveau mécanisme qui permet de rendre compte de la chute de viscosité entre la lithosphère et l’asthénosphère (plus d’infos) c’est à dire la zone où la tectonique des plaques se découple de la convection du manteau visqueux sous-jacent. 

[ARTICLE] Et si nous arrivions à déchiffrer les dessins des très jeunes enfants ?

Le dessin, étudié chez l’enfant ou dans sa dimension évolutive passionne et interroge. Sa forme enfantine nous émerveille et son histoire, nous conduit à questionner le développement de notre lignée.

Cédric Sueur est maître de conférences en Éthologie à l'université de Strasbourg et membre junior de l'IUF, promotion 2019.

Il est accompagné de Lison Martinet (doctorante en Éthologie à l'université de Strasbourg) et Marie Pelé (chargée de recherche en éthologie à  l'université catholique de Lille) dans la rédaction de cet article disponible sur le site The Conversation :

Et si nous arrivions à déchiffrer les dessins des très jeunes enfants ?

[BASE DE DONNÉES] Traduire sous l'Occupation - France, Belgique, 1940-1944

Christine Lombez, ancienne élève de l'ENS Ulm, est professeure de littérature comparée à l’Université de Nantes. Elle est également membre honoraire de l’Institut universitaire de France (Promotion 2014).

Son projet de recherche « Traduire sous l'Occupation - France, Belgique, 1940-1944 » (TSOcc) concerne tout un pan de l'histoire littéraire française et francophone qui n'avait encore jamais fait l'objet d'une exploration systématique.

La base de données constituée sous sa direction dans le cadre de son programme IUF TSOcc est désormais achevée et disponible en ligne à l'adresse suivante :

[EN LIBRAIRIE] Cultures félines (XVIIIe-XXIe siècle). Les chats créent leur histoire

Éric Baratay, spécialiste de l'histoire des relations hommes-animaux, est professeur à l'université Jean Moulin - Lyon 3. Il est également membre senior de l’Institut universitaire de France depuis 2017. 

Son prochain ouvrage "Cultures félines (XVIIIe-XXIe siècle). Les chats créent leur histoiresortira le 4 février aux éditions du Seuil dans la collection « l’Univers Historique ».

Résumé

Utilisant des témoignages écrits entre le milieu du XVIIIe siècle et le début du XXI siècle, nourri d’éthologie et de sciences humaines et sociales, ce livre prolonge avec une audace entraînante le sillon original que poursuit Éric Baratay de livre en livre. Pour chacun des chats domestiques dont les sources permettent de reconstituer l’existence, l’auteur porte attention à leurs perceptions du monde, leurs sensations et leurs émotions, leur sensibilité et leur caractère, à leur expressivité corporelle, à leurs interactions avec l’environnement, les autres animaux et les humains. Se révèle ainsi, à travers des portraits serrés, la construction dynamique de ce que l’on peut appeler des cultures. Nous voici loin du portrait éternel du chat, indépendant, imprévisible, mystérieux, devenu un lieu commun. L’éthologie devient, sous la plume alerte d’Éric Baratay, une ethnologie. Chat de rue et de ferme, chat de compagnie, chat compagnon ou « chatchien », les chats montrent une grande plasticité de compor- tement. Ce livre établit qu’ils ont leurs cultures, changeantes, et donc leur histoire.

[EN LIBRAIRIE] Les animaux parlent : sachons les écouter

Nicolas Mathevon est professeur à l'université de Saint-Etienne et directeur du laboratoire CNPS-ENES de l'UFR des Sciences et Techniques. Il est également membre senior de l’Institut universitaire de France depuis 2016.

Il vient de publier l'ouvrage "Les animaux parlent" chez Humensciences.

Résumé

Le crocodile vagit, le grillon craquette, l'hyène rit, la mésange zinzinule, le criquet stridule... Que cachent ces sons ? Peut-on percer leurs mystères ? Que peuvent bien se raconter les animaux ? Du Brésil à la mer du Nord, de la jungle amazonienne aux étendues glacées de l'Arctique, des pleurs des petits crocodiles aux joutes sonores des éléphants de mer, le biologiste Nicolas Mathevon, spécialiste de bioacoustique, dévoile la diversité des vocalisations animales. Avec lui, nous apprenons comment ces langages leur permettent d'exprimer leurs émotions, de choisir un partenaire, de ruser, de savoir qui domine et qui se soumet, de marquer son territoire, d'appeler à l'aide...

[EN LIBRAIRIE] Heartwarming : How Our Inner Thermostat Made Us Human

Hans (Rocha) IJzerman est psychologue social et maître de conférences à l’Université de Grenoble Alpes. Il est membre junior de l'IUF depuis octobre 2020.

Hans (Rocha) IJzerman est heureux d’annoncer la sortie en février 2021 de son livre “Heartwarming : How Our Inner Thermostat Made Us Human” chez W. W. Norton & Company.

Présentation

Le livre traite de la recherche sur la thermorégulation sociale dans toutes les disciplines, y compris la psychologie (sociale, développementale et clinique), l’écologie comportementale et la linguistique.  Il traite également d’histoire sur la révolution cognitive et sur la façon dont la recherche sur la “cognition incarnée” a commencé. Le livre intègre les enseignements de la “révolution de la crédibilité” en cours et discute de certaines des leçons de la crise de la reproduction.

[VIDÉO] Synthetic Cell Initiative - Jean-Christophe Baret on making cells that produce new materials

[EN LIBRAIRIE] Bureaucracy, Collegiality and Social Change

Emmanuel Lazega est sociologue et professeur des universités à Sciences Po Paris. Il est également membre senior de l’Institut universitaire de France depuis 2016.

Il vient de publier l’ouvrage "Bureaucracy, Collegiality and Social Change: Redefining Organizations with Multilevel Relational Infrastructures" chez Edward Elgar Publishing.

Résumé

Ce livre théorise le contraste entre deux logiques d'organisation : la routine bureaucratique et l’innovation collégiale. Il utilise une nouvelle méthodologie « stratigraphique », basée sur l’analyse combinée de réseaux sociaux et de réseaux organisationnels - ou analyse de réseaux multiniveaux (comme l’illustre le graphe ci-dessous) - pour explorer les diverses combinaisons possibles des deux logiques. Sur la base de cette nouvelle clé de lecture de la complexité de l’organisation, Emmanuel Lazega transforme notre compréhension sociologique de nombreux phénomènes sociaux. Ces combinaisons ont un impact sur le fonctionnement des marchés, des institutions de régulation de l'économie politique et de la stratification sociale. L'ouvrage offre un nouvel éclairage sur le pouvoir croissant (et si peu équilibré) des grandes entreprises hégémoniques du Big Relational Tech. Celles-ci disposent précisément de bases de données relationnelles et multiniveaux phénoménales qui leur permettent de développer à la fois une sociologie privée et un nouveau modèle d'affaires: le conseil aux gouvernements et aux entreprises.

[ARTICLE] L’impossible décolonisation des sciences sociales françaises ?

Stéphane Dufoix est professeur de sociologie à l'université Paris Nanterre et membre senior de l’Institut universitaire de France depuis 2018 (junior de 2007 à 2012).

Il vient publier un article dans The Conversation sur la récente polémique en France autour de l' "invasion" de l'Université françaises par les mouvements "indigénistes, postcoloniaux et décoloniaux".

[EN LIBRAIRIE] Nouveaux vocabulaires de la laïcité

Charles Mercier est maître de conférences HDR en histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux (LACES EA 7437) et membre junior de l’Institut universitaire de France depuis 2017.

Il vient de co-publier avec David Koussens et Valérie Amiraux l’ouvrage "Nouveaux vocabulaires de la laïcité" chez Classiques Garnier.

Résumé

Cet ouvrage analyse comment des entrepreneurs de cause (re)définissent la laïcité en fonction de leur projet idéologique ou électoral et observe comment les citoyens se la réapproprient, donnant ainsi naissance à de nouveaux vocabulaires de la laïcité.

[VIDÉO] « Distanciation sociale chez les animaux | #ZdS38 » Episode basé sur des recherches menées par Cédric Sueur (Univ Strasbourg, IUF junior 2019) et Marie Charpentier (CNRS)

[ARTICLE] « Le Pérou à la dérive ou sauvé du naufrage ? »

Isabelle Tauzin-Castellanos, professeure spécialiste de l'Amérique latine à l'Université Bordeaux Montaigne (Unité de recherche AMERIBER) et membre senior de l’Institut universitaire de France (promotion 2016) vient de publier sur le site The Conversation l'article « Le Pérou à la dérive ou sauvé du naufrage ? »

Entre le 9 et le 16 novembre, le Pérou a connu trois présidents en l’espace d’une semaine. Le 9, Martin Vizcarra, en poste depuis mars 2018, était destitué par ce qu’il faut bien appeler un coup d’État parlementaire. Le président du Parlement, Manuel Merino, a été intronisé à sa place, ce qui a suscité de grandes manifestations violemment réprimées par le nouveau pouvoir. Ce dernier n’a toutefois pas pu tenir longtemps : face à la contestation populaire, Merino a démissionné dès le 16 novembre, cédant le poste au député Francisco Sagasti, chargé de gérer la transition jusqu’aux prochaines élections générales, prévues en avril 2021.

Comment en est-on arrivé là, et que peut-on attendre des prochains mois ?

[EN LIBRAIRIE] Sisyphe heureux - Les revues artistiques et littéraires. Approches et figures

Évanghélia STEAD, Professeure polyglotte de Littératures Comparées et de Culture de l’imprimé à l’université Paris-Saclay et membre senior IUF de la promotion 2016, vient de publier l’ouvrage "Sisyphe heureux Les revues artistiques et littéraires. Approches et figures" aux Presses universitaires de Rennes.

Présentation

Ce livre met en avant les revues artistiques et littéraires dans une histoire culturelle nuancée. L’auteure Évanghélia Stead y aborde des questions centrales aux périodiques en combinant méthodologie et études de cas. Elle replace les revues littéraires et artistiques dans la large mouvance de l’imprimé, questionne le partage entre majeur et mineur et montre les interactions avec d’autres formes culturelles au sein de l’écosystème médiatique. L’analyse associe les études textuelles et visuelles, littéraires et historiques, l’histoire de l’imprimé et des représentations ainsi que l’étude de l’imaginaire.

[EN LIBRAIRIE] L’Église, les jeunes et la mondialisation : une histoire des JMJ

Charles Mercier est maître de conférences HDR en histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux (LACES EA 7437) et membre junior de l’Institut universitaire de France depuis 2017. Il vient de publier l’ouvrage "L’Église, les jeunes et la mondialisation : une histoire des JMJ" chez Bayard.

Résumé

Au milieu des années 1980, dans un contexte de fin des idéologies et d’ouverture des frontières, Jean-Paul II lance les Journées mondiales de la jeunesse. Ces grands rassemblements internationaux itinérants cherchent à renouer le lien avec les nouvelles générations qui se sont massivement éloignées du catholicisme. Les JMJ ont ainsi marqué toute une génération de jeunes catholiques sans pour autant inverser les dynamiques de sécularisation à l’œuvre en Occident.

À partir d’une enquête menée aux quatre coins du monde, l’auteur raconte la genèse, la préparation, le déroulement et les conséquences de ces « Woodstock catholiques ». Cet essai passionnant apporte des éclairages fondamentaux sur les enjeux liés la mondialisation, à la diversité culturelle et aux valeurs des jeunesses au Nord et au Sud de la planète.

 

[EN LIBRAIRIE] Croiser les sciences pour lire les animaux

Éric Baratay est Professeur des universités, spécialiste de l'histoire des relations hommes-animaux, à l'université Jean Moulin - Lyon 3. Il est également membre senior de l’Institut universitaire de France depuis 2017. Il vient de publier l'ouvrage "Croiser les sciences pour lire les animaux" aux Éditions de la Sorbonne.

Résumé

Plus aucune science ne peut penser les animaux à elle seule, ni prétendre pouvoir faire le tour de la question : pour mieux lire les animaux, il faut croiser les sciences. C'est devenu une évidence entre les différentes sciences de la nature, où des croisements ont déjà donné naissance à des hybrides devenus disciplines à part entière, telle l'écologie comportementale ; c'est aussi vrai entre les sciences humaines, qui ont investi, depuis quelques décennies, le versant humain des relations avec les animaux.

Cet ouvrage propose un troisième croisement, novateur; difficile, car peu pensé, peu usité, entre les sciences dites "de la nature" et les sciences dites "humaines". Il s'agit de montrer que les questions, les concepts et les méthodes de ces dernières peuvent apporter beaucoup à la connaissance des animaux eux-mêmes, à l'étude de leurs capacités qui sont de plus en plus reconnues comme étant riches et complexes. Il y a profit - et donc un besoin - à croiser les sciences de la vie - génétique, physiologie, éthologie, écologie, neurosciences - avec les sciences de l'homme - archéozoologie, histoire de l'art, histoire, littérature, anthropologie, sociologie, ethnologie - pour décrypter; saisir et penser davantage les animaux - en somme, passer sur le versant animal.

Rassemblant des spécialistes de ces disciplines, ce livre s'adresse aux archéologues, aux historiens, aux géographes, aux littéraires, aux anthropologues, aux sociologues, aux philosophes, comme aux généticiens, aux zoologues, aux éthologues, aux écologues, aux vétérinaires.

Et aux passionnés d'animaux.

[EN LIBRAIRIE] Maurice Blanchot et l’Allemagne

Alain Milon est Professeur des universités en philosophie esthétique. Il est également membre senior de l’Institut universitaire de France depuis 2019. Il vient de publier, en collaboration avec Hugues Choplin et Eric Hoppenot, l'ouvrage "Maurice Blanchot et l’Allemagne" aux Presses universitaires de Nanterre (collection « Résonances de Maurice Blanchot »).

Présentation

Dès ses premières critiques littéraires, Maurice Blanchot a commenté les plus grands écrivains allemands: Kafka, Thomas Mann, Rilke, Goethe, Eckermann, Hölderlin, Nietzsche, Musil, Broch, Hesse, Celan… Blanchot a toujours lu en allemand. Il connaît parfaitement la philosophie de Hegel à Heidegger, de Scholem à Adorno, ainsi que les œuvres critiques de la littérature et la philosophie allemandes. La plupart de ses œuvres portent d’ailleurs les traces de la culture allemande : les romantiques pour l’écriture fragmentaire, Kafka pour les premiers romans, ou encore Thomas Mann pour certains motifs littéraires. Il n’est pas rare en fait de trouver dans les romans ou les récits de Blanchot des citations à peine réécrites de certaines œuvres germanophones.


Cet ouvrage a pour intention de faire le point sur ces correspondances de pensée tout en insistant sur des auteurs plus secondaires pour Blanchot comme Maître Eckhart, Leibniz, Novalis, Heidegger,
Wittgenstein, Schelling, Benjamin, Freud…

[EN LIBRAIRIE] SOUVENIR DES DARDANELLES - Les céramiques de Çanakkale, des fouilles de Schliemann au japonisme

Sophie Basch est professeure de littérature française à Sorbonne Université, où elle est responsable de l'axe XIXe siècle de l'UMR 8599 (CELLF - Centre d'étude de la langue et des littératures françaises). Membre junior de l'IUF en 2003 puis senior en 2020, elle vient de publier l'ouvrage Souvenir des Dardanelles. Les céramiques de Çanakkale, des fouilles de Schliemann au japonisme, aux éditions de l'Académie royale de Belgique.

Présentation :

Voisine de Troie, la ville de Çanakkale, dans le détroit des Dardanelles, s’illustra depuis le XVIIIe siècle par ses céramiques qui s’exportaient dans tout le Levant. Sous l’influence des fouilles de Schliemann, certains voyageurs s’en entichèrent au point d’y voir les descendantes des poteries homériques. En France, l’engouement pour cet art de terre coïncide avec la revalorisation des faïences traditionnelles après la défaite de 1870, encouragée par le mouvement des Arts & Crafts et par le japonisme : ni Mallarmé, ni Proust n’y furent indifférents. En Grèce et en Turquie, l’artisanat ottoman qui émerveillait Hans Christian Andersen ou Gustave Flaubert symbolise le monde d’avant les événements tragiques de 1922. Lieu de mémoire et catalyseur des passions, cette modeste production rassemble ou divise encore sur les deux rives de la mer Égée, où elle est soumise à une idéologisation de la nostalgie. L’archéologie culturelle est l’objet de cette étude comparatiste qui revendique le mélange des genres, seul apte à appréhender les discours qui ont conditionné l’appropriation, la réception et l’exposition de ce patrimoine.

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American Journal of French Studies - Interview de Madame Maud Pérez-Simon

Ed Darras, directeur de la Revue américaine d'études françaises, s'entretient avec Maud Pérez-Simon, professeure de littérature médiévale française à l'Université de la Sorbonne Nouvelle Paris 3 et membre junior de l'IUF depuis 2018 !

American Journal of French Studies

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[EN LIBRAIRIE] Dictionnaire critique de l’anthropocène

Sylvain Guyot est Professeur de Géographie à l’université Bordeaux Montaigne (UMR 5319 Passages CNRS). Il est également membre junior de l’Institut universitaire de France depuis 2017. Il vient de publier, en collaboration du groupe Cynorhodon comptant 16 géographes (Frédéric Alexandre, Fabrice Argounès, Rémi Bénos, David Blanchon, Frédérique Blot, Laine Chanteloup, Émilie Chevalier, Francis Huguet, Boris Lebeau, Géraud Magrin, Philippe Pelletier, Marie Redon, Fabien Roussel, Alexis Sierra, Didier Soto), l'ouvrage "Dictionnaire critique de l’anthropocène" aux Éditions du CNRS.

Présentation

Si les changements environnementaux liés à l’humanité ne font aucun doute, leur ampleur et leurs conséquences ne sont pas si faciles à évaluer. Pour le savant, il s’agit d’établir les liens de causalité et les impacts avec le plus de précision possible, puis de poser un diagnostic. Le présent dictionnaire s’appuie sur le concept récent d’« anthropocène », qui a le mérite, qu’on l’approuve ou non, de relancer la réflexion sur les rapports entre nature et société, entre constat scientifique et action politique, à travers une approche spatiale et territoriale. Procédant de façon critique, et fruit d’une démarche collective, cette vaste entreprise éditoriale se fonde sur une pratique de terrain, attentive aux détails et méfiante à l’égard des discours pré-établis.

Parmi les 330 notices, plusieurs thèmes sont au cœur des débats contemporains (biodiversité, changement climatique…), d’autres se réfèrent à des courants de pensée (écoféminisme, transhumanisme…). Les concepts mobilisés abordent des questions politiques (capitalocène, justice environnementale…), philosophiques (catastrophes, Gaïa…), ou épistémologiques (finitude, population…). Des notions classiques sont réinterrogées (nature, ressource…), tandis que des concepts sont précisés (biosphère, écosystème…).

D’autres notices discutent de mécanismes environnementaux (érosion, tsunami…), de pratiques récentes (agroécologie, ville durable…), de phénomènes territorialisés (déforestation, désertification…) ou d’artefacts (aéroport, autoroute…). Certaines examinent des lieux emblématiques (Amazonie, Fukushima…). D’autres, enfin, offrent un regard original sur l’anthropocène, sa faune (chien, ours…), ses mutations socio-économiques, institutionnelles ou politiques (biopiraterie, ZAD…).

Un dictionnaire de référence sur un concept devenu incontournable.

[ARTICLE] Le risque tsunami vu du ciel !!

Estimer le risque de tsunami à la suite d’un séisme en observant les mouvements de la haute atmosphère est l’objectif du travail publié cette semaine sur Nature - Scientific Reports par une équipe de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) et de l’Earth Observatory of Singapore (EOS).

Le travail, signé par Fabio Manta (post-doc CNES à l’IPGP), dirigé par Giovanni Occhipinti (IPGP, et également membre junior de l’Institut Universitaire de France) et co-signé par Emma Hill et Lujia Feng de l’EOS, introduit une nouvelle technique capable de transformer les oscillations des couches ionisées de la haute atmosphère détectées par satellite GPS en estimation du volume d’eau déplacé lors de la genèse du tsunami. Cette méthode ajoute une nouvelle voie aux systèmes d’alerte pour estimer le risque tsunami.

« À la suite d’un séisme océanique, l’atmosphère vibre avec la Terre, en connaissant les propriétés physique de cette vibration observée par satellite GPS, on peut la reconvertir en mouvement océanique et estimer le volume d’eau
déplacé par le séisme et qui engendre ensuite le tsunami. Grâce à la densité des capteurs GPS déjà en place on peut visualiser la vibration atmosphérique à 300 km d’altitude ; des mesures d’opportunité qui ne sont pas aujourd’hui exploitées par les systèmes d’alerte actuels » expliquent les chercheurs de l’IPGP.


Des « mesures d’opportunité » qui pourraient à l’avenir couvrir des zones océaniques inaccessibles aux méthodes classiques et nous donner une meilleure estimation du risque tsunami.

Introduits en 1972 par le grand sismologue Hiroo Kanamori (California Institut of Technology) les « tsunami earthquakes » sont des séismes dont le tsunami produit dépasse largement l’estimation possible par les sismomètres et les
méthodes classique d’estimation du risque. Le travail de l’équipe IPGP/EOS permet de reconnaitre ces séismes. En particulier, dans leur travail, les chercheurs analysent deux séismes jumeaux ayant eu lieu dans la zone de
subduction de Sumatra, la même que le tsunami de 2004. Deux séismes identiques pour les systèmes d’alerte classiques : même magnitude, même absence de risque estimé. Cependant un de ces deux événements donnera lieu à un tsunami meurtrier qui fera 400 victimes. La nouvelle méthode proposée arrive bien à voir la nature meurtrière du plus terrible des deux jumeaux.


Aujourd’hui l’IPGP explore et propose, avec le soutien du CNES, des idées nouvelles pour sonder l’atmosphère de la Terre et multiplier les observables capables d’améliorer l’alerte tsunami.


Publié le 7 juillet 2020.
→ https://www.nature.com/articles/s41598-020-68097-w

[EN LIBRAIRIE] Modèles naturels et scénarios imaginaires dans les œuvres de Peter Eötvös, François- Bernard Mâche et Jean-Claude Risset

Marta Grabócz est musicologue et professeure à l’Université de Strasbourg (LABEX GREAM). Elle est également membre senior de l’Institut universitaire de France en 2009 puis en 2015. Elle vient de publier, avec la collaboration de Matthieu Guillot, l'ouvrage "Modèles naturels et scénarios imaginaires dans les œuvres de Peter Eötvös, François- Bernard Mâche et Jean-Claude Risset" aux Éditions Hermann.

Présentation

Malgré l'absence manifeste de dialogue soutenu et d'échanges prolongés entre Peter Eëtvës, François-Bernard Mâche et Jean-Claude Risset, une écoute plus attentive de leurs oeuvres permet de déceler certains traits musicaux qui les lient d'une manière évidente. Une partie de leur création est en effet placée sous le signe de la recherche de sonorités nouvelles et de cadres structurels inouïs. Tous trois semblent manifester un penchant pour les références extra-musicales, telle l'utilisation de modèles naturels, scientifiques ou encore littéraires. Ils s'intéressent également à la mise en valeur des langues et de la parole humaine (parfois en utilisant plusieurs langues dans une pièce, ou en convoquant des langues exotiques ou en voie de disparition). On trouve également le « codage» ou la « transposition» des données d'un texte, ou de l'intonation d'un texte parlé, dans plusieurs de leurs oeuvres. Le dernier aspect compositionnel important qui les relie est le théâtre musical, le théâtre instrumental ou le scénario musical imaginaire. Jean-Claude Risset parle souvent de «scénario sonore imaginaire» pour les oeuvres mixtes (Du songe au son, 2008). Les deux types de sons - acoustiques et électroniques - représentent deux univers sonores distincts, et leur confrontation, leurs rapports créent chaque fois une théâtralité sonore ou une dramaturgie musicale consciemment élaborée. Les quinze contributions de cet ouvrage mettent en valeur ces traits communs ou explorent ces aspects innovants de leur création musicale.

[ARTICLE] La loi condamne-t-elle le racisme systémique en France ?

"La loi condamne-t-elle le racisme systémique en France ?", article publié dans The Conversation le 28 juin 2020 par Lionel Zevounou, Maître de conférences en droit public (Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières), membre junior 2018 de l'Institut universitaire de France.

→ https://theconversation.com/la-loi-condamne-t-elle-le-racisme-systemique-en-france-141237

[ARTICLE] Les pigments et les colorants : on en parle ?

Maguy Jaber, Professeure à Sorbonne Université au Laboratoire d’Archéologie Moléculaire et Structurale (LAMS), CNRS UMR 8220 et membre junior de l’Institut universitaire de France (promotion 2017) a édité un numéro spécial dans "l'actualité chimique, le journal de la société chimique de France" abordant le thème des pigments et des couleurs. 

Introduction

L’histoire de l’acquisition des pigments utiles pour les arts oscilla longtemps entre l’exploitation de ressources naturelles et la synthèse de substances nouvelles permise par l’évolution des connaissances et des technologies, ainsi que par l’accès à de nouvelles matières premières, par exemple la cochenille. Les nouvelles couleurs n’apparaissaient que très progressivement. Après cette phase d’évolution très lente des pratiques artistiques, la chimie a inventé, à partir du début du XVIIIe siècle, un si grand nombre de pigments que les artistes ont commencé à entrevoir des difficultés techniques inattendues lors de leur mise en œuvre.

Ce dossier rassemble quelques aspects nouveaux des recherches sur les pigments. Il montre aussi que la mise en œuvre de méthodes d’analyse chimique et la définition de modèles théoriques permettent de mieux appréhender l’origine de la stabilité – ou de la dégradation – des pigments, aident à la conservation d’œuvres patrimoniales comme des photographies ou conduisent à fabriquer les couleurs de demain.

Pigment ou colorant ?

Un pigment est un matériau insoluble dans le milieu dans lequel on le disperse, par opposition au colorant, soluble dans le milieu dans lequel il est dispersé.

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[ARTICLE] Des virus et des vertus

Vous trouverez ci-dessous le lien vers l'article "Des virus et des vertus" de Laurent Jaffro, Professeur de philosophie morale, membre senior de l'Institut universitaire de France, directeur de Phare ("Philosophie, Histoire et Analyse des Représentations Economiques", Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) publié dans The Conversation le 21 avril 2019.

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[CONFÉRENCE] Tragédie en bibliothèque : les Fausts monumentaux et le canon

Evanghélia STEAD, Professeur polyglotte de Littératures Comparées et de Culture de l’imprimé à l’UVSQ, membre senior de l’Institut universitaire de France (promotion 2016), a ouvert le séminaire du professeur William Marx, récemment nommé au Collège de France sur la chaire «Litératures Comparées», par une conférence intitulée Tragédie en bibliothèque : les Fausts monumentaux et le canon

La conférence fait partie du projet IUF d'Evanghelia Stead intitulé Iconographie et culture de l’imprimé autour du Faust I de Goethe : Allemagne, Angleterre, France, 1808-1932.

Elle est accessible, avec le power point qui l'accompagne, en ligne en mode vidéo et audio :

→ http://www.college-de-france.fr/site/william-marx/seminar-2020-02-05-15h00.htm

[ARTICLES] «“Petites revues”, grande presse et édition à la fin du XIXe siècle»

La Revue d'histoire littéraire de la France (RHLF) vient d'accueillir un dossier spécial, intitulé «“Petites revues”, grande presse et édition à la fin du XIXe siècle», et édité par Alexia Kalantzis et Evanghélia Stead, professeur polyglotte de Littérature comparée et de culture de l'imprimé à l'UVSQ, membre senior de l'IUF (promotion 2016).

Ce dossier est constitué de plusieurs articles, issus de communications du panel TIGRE et de quelques autres panels présentés au 7e colloque international d'ESPRit Périodicals In Between / Les Périodiques comme médiateurs : Periodicals in the Ecology of Print and Visual Cultures / Les périodiques dans l'écosystème de la culture imprimée et visuelle, organisé par Evanghelia Stead avec le concours de nombreuses institutions et l'aide de plusieurs collègues en juin 2018 (Bibliothèque nationale de France, Inalco, Université Paris-Sorbonne).

Ce dossier vient compléter le dernier numéro de JEPS (Journal of European Periodical Studies), paru le 31/12/2019, édité par Evanghélia Stead et également annoncé sur ce site.

Sommaire

Pages 5 à 10 : Les études périodiques au croisement des disciplines | Kalantzis (Alexia)

 Pages 11 à 26 : « Petites » vs « grandes » revues Une réévaluation | Stead (Évanghélia)

 Pages 27 à 44 : Écrire pour vivre, vivre pour ÉcrireRemy de Gourmont entre « petites revues » et grands journaux | Gogibu (Vincent)

 Pages 45 à 57 : Une offensive médiatique internationaleLe lancement du « Manifeste du futurisme » (1909) | Grilli (Elisa)

 Pages 59 à 75 : La Décadence à l’ère numériquePaul Verlaine et les périodiques victoriens | Creasy (Matthew)

 Pages 77 à 89 : Périodiques et édition, une stratégie à double sens | Kalantzis (Alexia)

 Pages 91 à 106 : Les « petites revues » dans l’écosystème médiatique fin-de-siècle | Schuh (Julien), membre junior 2015

[REVUE] Journal of European Periodical Studies

Le dernier numéro de JEPS (Journal of European Periodical Studies), paru le 31/12/2019 et édité par Evanghelia Stead, professeur polyglotte de Littérature Comparée et de culture de l'imprimé à l'UVSQ, membre senior de l'IUF (promotion 2016), est consacré à une sélection d'interventions au 7e colloque international d'ESPRit Périodicals In Between / Les Périodiques comme médiateurs : Periodicals in the Ecology of Print and Visual Cultures / Les périodiques dans l'écosystème de la culture imprimée et visuelle, organisé par Evanghelia Stead avec le concours de nombreuses institutions, dont l'IUF, et l'aide de plusieurs collègues en juin 2018 (Bibliothèque nationale de France, Inalco, Université Paris-Sorbonne).

Le numéro s'intitule Les Périodiques comme médiateurs / Periodicals In-Between et il est conçu en deux langues. Il comprend les trois conférences plénières du colloque accompagnées de quelques articles. Une introduction dans les deux langues rappelle les objectifs du colloque et du numéro.

JEPS est une revue évaluée par les pairs et en open access. Le numéro peut être librement consulté et les articles téléchargés au format pdf en suivant ce lien: → https://ojs.ugent.be/jeps.

Un dossier spécial, issu du même colloque, co-édité par Alexia Kalanzis et Evanghelia Stead , vient également de paraître sur papier dans la Revue d'histoire littéraire de la France (RHLF).

Sommaire :

Periodicals In-Between | Evanghelia Stead | 5–9

Les Périodiques comme médiateurs | Evanghelia Stead | 5–10

La littérature, entre livre et périodique (19e–21e siècles) | Alain Vaillant | 11–26

Writing the Contemporary in the Periodical Press: Art and News 1893–1906 | Laurel Brake | 27–47

Internationalization through the Lens: Nineteenth- and Twentieth-Century Art Periodicals and Decentred Circulation | Béatrice Joyeux-Prunel | 48–69

La revue Verve (1937–60): Un tremplin pour la carrière de Tériade dans les éditions d’art | Poppy Sfakianaki | 70–89

Le Jeudi de la revue libanaise Shi‘r (1957–70): Un canal de médiologie du projet moderniste de Yûsuf al-Khâl (1917–87) | Dounia Badini | 90–105

Developing Middlebrow Culture in Fascist Italy: The Case of Rizzoli’s Illustrated Magazines | Fabio Guidali | 106–21

L’esprit Gallimard: Stratégies médiatiques et dispositifs éditoriaux de Détective, Voilà et Marianne (1928–40) | Marie-Ève Thérenty

[EN LIBRAIRIE] Le nouvel esprit du salariat

Sophie Bernard est professeure de sociologie à l’université Paris Dauphine et chercheuse à l’Irisso. Elle est également membre junior de l’Institut universitaire de France (2015). Elle vient de publier l'ouvrage "Le nouvel esprit du salariat" aux Presses universitaires de France (PUF).

Nous assistons depuis les années 1970 à une déstabilisation du salariat en France, mis en péril par la multiplication des formes d’emplois précaires et l’expansion du travail indépendant. Dans un tel contexte, l’évolution des formes de rémunération et de mobilisation de la main-d’œuvre contribue à fragiliser les salariés. Ce nouvel esprit du salariat, foyer central de diffusion des valeurs individualistes et méritocratiques qui irriguent la société, promeut l’avènement d’un travailleur autonome et responsable. Mais faut-il l’envisager comme un progrès, tel que le présentent les employeurs, ou comme une nouvelle forme de sujétion des travailleurs ? L’enquête de Sophie Bernard, menée durant près de vingt ans auprès de populations variées dans un panel d'entreprises, analyse les mutations qui s’opèrent au cœur du salariat stable. Elle met au jour le développement de profondes injustices mais aussi le déni du lien de subordination, potentiellement risqué pour les salariés, mis au profit des performances de l’entreprise.

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[EN LIBRAIRIE] Aux sources de l’histoire animale

Éric Baratay est professeur d’histoire contemporaine et membre senior (promotion 2017). Il vient de faire paraître aux Éditions de la Sorbonne - Paris I l’ouvrage collectif Aux sources de l’histoire animale.

Comment bâtir une histoire animale, c’est-à-dire du côté des animaux ? Cette question en amène une autre : avec quels documents ? Les sources constituent l'obstacle premier à une approche animale. En particulier, pour les disciplines aux documents imposés, contraints, restreints, comme l'archéozoologie, la génétique historique, l'histoire, la littérature, qui sont obligées d'adapter leur démarche à ce qui reste. Cependant, même les disciplines, comme l'ethnologie ou la sociologie, qui construisent d'abord leur problématique, leur épistémologie, et choisissent ensuite leurs sources parmi les multiples possibles butent sur le « avec-quoi ? » et le « comment-faire ? » parce qu'elles n'ont pas l'habitude de cela. Ce livre n’est pas un fastidieux répertoire de sources disponibles, anciennes ou actuelles, mais un traité pratique des méthodes concrètes à propos de divers types de sources, de manière à réfléchir à l'« avec-quoi ? », à montrer et suggérer des pistes et des manières de  faire, tout en donnant l'occasion de penser les programmes, les problématiques, les épistémologies. Parce que l’histoire animale est entendue non comme une discipline mais comme un dynamisme dans le temps et l'espace, d'hier et d'aujourd'hui, ce livre s’adresse aux archéologues, aux historiens, mais aussi aux géographes, littéraires, ethnologues, sociologues, philosophes, ainsi qu’aux paléo-généticiens, éthologues, vétérinaires. 

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[EN LIBRAIRIE] Isis Pelagia: Images, Names and Cults of a Goddess of the Seas

Laurent Bricault est professeur d’histoire romaine à l’Université Toulouse Jean Jaurès et membre senior de l’IUF (promotion 2015). Il vient de faire paraître aux éditions E.J. Brill, à Leyde, dans la collection Religions in the Graeco-Roman World, un ouvrage intitulé "Isis Pelagia: Images, Names and Cults of a Goddess of the Seas".

In this book Bricault presents a new interpretation of the multiple sources that present Isis as a goddess of the seas and discusses a wealth of relatively unknown archaeological and textual data, drawing on a profound knowledge of their historical context.After decades of scholarly study, Bricault offers an important contribution and a new phase in the debate on understanding the “diffusion” as well as the “reception” of the cults of Isis in the Graeco-Roman world. This book, the first English-language monograph by the leading French scholar in the field, underlines the importance of Isis Studies for broader debates in the study of ancient religion.

Pour commander le livre : https://brill.com/view/title/8629?language=en

[EN LIBRAIRIE] Flaubert. Histoire et étude de mœurs (Sous la direction de Juliette Azoulai et Gisèle Séginger)

Gisèle Séginger est professeure de Littérature française à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et membre senior de l'IUF (promotion 2016)

Son nouvel ouvrage, écrit en compagnie de Madame Juliette Azoulai, "Flaubert. Histoire et étude de mœurs" vient de paraître aux "Presses universitaires de Strasbourg".

« J'aime l’histoire, follement. » La passion de Flaubert rencontre celle de son époque qui a, selon lui, inventé le « sens historique ». Le romancier est fasciné par la nouvelle historiographie et, par ailleurs, il lit beaucoup Balzac qui voulait écrire l’histoire des mœurs de son temps. Sa pensée est aussi hantée par un imaginaire de 1789 et par le souvenir de 1848, que Flaubert aborde dans deux romans. L’histoire – parfois absente comme dans Madame Bovary – s’inscrit en profondeur dans les idées reçues, les manières d’être et de penser ou dans les sentiments. Au croisement de l’anthropologie historique, de la psychologie sociale et de l’histoire des représentations, des mentalités ou des sensibilités, le roman flaubertien participe à la révolution historiographique de son siècle.

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[EN LIBRAIRIE] Littérature française et savoirs biologiques au XIXe siècle : Traduction, transmission, transposition

Gisèle Séginger est professeure de Littérature française à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et membre senior de l'IUF (promotion 2016)

Son nouvel ouvrage, écrit en compagnie de Monsieur Thomas Klinkert (Université de Zurich, Suisse), "Littérature française et savoirs biologiques au XIXe siècle : Traduction, transmission, transposition" vient de paraître aux "Editions De Gruyter".

Par la puissance métaphorique et la force de modélisation qu’ils revêtent, les savoirs biologiques et leurs représentations suscitent au XIXe siècle la fascination des écrivains. Ceux-ci y trouvent la source d’une nouvelle poésie, d’un imaginaire dépassant la logique positiviste, mais aussi des formes textuelles nouvelles, une poétique, voire une esthétique permettant de redéfinir l’idée du « beau ». Le présent volume étudie l’impact des savoirs biologiques sur la création littéraire du XIXe siècle, en se donnant trois objectifs : (1) étudier la diffusion et la réception des savoirs biologiques par les écrivains du XIXe siècle, en prêtant une attention particulière aux travaux étrangers majeurs en la matière ; (2) analyser l’usage et les fonctions des savoirs biologiques dans les textes littéraires, leurs transformations sur le plan du contenu, de l’écriture et de la poétique, ce qui présuppose aussi l’identification des enjeux idéologiques de ces savoirs ; (3) penser les rapports ou les décalages entre l’histoire des sciences et l’histoire de la littérature, qui tantôt rend compte de débats d’actualité, tantôt au contraire s’inscrit dans des savoirs plus anciens.

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[ARTICLES] Dyspraxie : mieux repérer et aider les enfants atteints

Laurence Vaivre-Douret est professeure à l'université de Paris (Paris Decartes) et membre senior de l'IUF (promotion 2017). Elle est spécialiste de neuro-développement et des troubles des apprentissages.

Son travail sur la dyspraxie au sein du pôle Expertise de l’INSERM, mandaté par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), a été mis en lumière dans la presse très récemment.

[EN LIBRAIRIE] La couleur du goût : Psychologie et esthétique au siècle de Hume

Laurent Jaffro est professeur de philosophie morale à l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne et membre senior de l'IUF (promotion 2017)

Son nouvel ouvrage "La couleur du goût : Psychologie et esthétique au siècle de Hume" vient de paraître aux "éditions Vrin".

Comment une préférence esthétique peut-elle être plus juste qu’une autre? Les philosophes anglophones du XVIIIe siècle ont débattu de la « règle du goût », qui fait le titre d’un essai décisif de Hume. Deux traditions, empiriste et platonicienne, s’affrontent. En combinant vision d’ensemble et analyse des argumentations, ce livre retrace l’histoire de ce débat et le poursuit.
Les valeurs sont-elles analogues à des couleurs? Sont-elles des fantasmes ou des réalités? Une psychologie suffit-elle à éclairer le goût? Est-il semblable à un organe sensoriel ou est-il une émotion? Est-il plaisir ou jugement?
Une hypothèse : La diffusion des représentations de l’univers qu’induit la révolution scientifique modifie le regard sur les beautés de la nature et sur le sens de l’activité artiste.
Un parti-pris : Une bonne théorie se place sur un terrain commun au subjectivisme raisonnable de Hume et au cognitivisme modéré de Reid; elle met d’accord l’inspiration platonicienne, trop minorée, de l’esthétique anglophone, et la méthode psychologique.

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[EN LIBRAIRIE] L’horizon est ici : Pour une prolifération des modes de relations

Myriam Suchet est maîtresse de conférence à l’Université Sorbonne Nouvelle, directrice du Centre d’études québécoises de Paris 3 et membre junior de l'IUF (promotion 2019). Elle a écrit deux précédents ouvrages pouvant former, avec L’horizon est ici, une trilogie dessinant sa manière de concevoir les pratiques hétérolingues.

Son nouvel ouvrage "L’horizon est ici" vient de paraître aux "éditions du commun".

Dans un monde où les liens se crispent, se liquéfient, déployer des formes de vie solidaires et émancipées implique de s’arracher aux modes de rapports établis et d’en expérimenter de nouveaux. Mais lesquels ?

Ce livre invite à porter attention aux qualités singulières de toute relation : chaque page reprend la structure du Talmud pour agencer un ensemble de matériaux empruntés à différents univers d’action, de création et de réflexion. Les textes et leurs interprétations littéraires opèrent comme des agents de liaison permettant de caractériser les modes de relation en dehors des termes habituellement employés pour les désigner et, ce faisant, ouvrir une brèche où être en lien autrement.

L’autrice tente ici de décaler nos manières de regarder et de pratiquer les relations aux autres. Et pour cela, elle expérimente un livre qui emprunte sa forme au Talmud. Les textes et leurs interprétations littéraires nous font cheminer parmis 140 extraits aussi divers que singuliers allant d’Henri Michaux, à Suzanne Jacob, en passant par Paul Célan, Sony Labou Tansi, Marguerite Duras ou encore Alain Damasio.

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[EN LIBRAIRIE] Menaces sur l’alimentation : Emballages, colorants et autres contaminants alimentaires, XIXe-XXe siècles

Florence Hachez-Leroy est maîtresse de conférences HDR à l’université d’Artois et chercheuse à l’EHESS (Centre de recherches historiques), membre honoraire junior de l’IUF. Spécialiste en histoire économique et patrimoine industriel, elle est présidente de l’association nationale pour le patrimoine industriel, le CILAC. Elle est l’auteure de Menaces sur l'alimentation : Emballages, colorants et autres contaminants alimentaires, XIXe-XXe (Presses Universitaires François Rabelais, 2019).

Au XIXe siècle, l’apparition de nouveaux matériaux d’emballage et des additifs alimentaires de synthèse révolutionne la conservation des aliments. Pourtant ces progrès induisent des menaces sur l’alimentation – intoxications ou fraude avérée – contre lesquelles pouvoirs publics et scientifiques engagent une lutte commune. Un long processus de régulation s’amorce dans les pays industrialisés et aboutit après-guerre à la création d’organismes supra nationaux comme la Food and Agriculture Organization (FAO) des Nations-Unis.
Analysant plusieurs cas emblématiques et fascinants comme l’arrivée progressive des colorants dans les aliments, le développement des emballages en cellophane, ou l’utilisation des sels d’aluminium, cet ouvrage propose une histoire croisée des cultures de l’alimentation et de la toxicologie alimentaire à l’échelle internationale.
Cette histoire des colorants et des emballages alimentaires met en exergue des controverses du XIXe siècle qui résonnent avec les questions actuelles comme celle sur l’aluminium et la santé ou encore les emballages plastiques et l’environnement. Cette réflexion neuve dessine un paysage historique fascinant où circulent scientifiques, industriels, législateurs, hommes politiques et simples citoyens.

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Présentation du livre sur France culture dans l'émission Le Cours de l'histoire

[EN LIBRAIRIE] Traduire, collaborer, résister

« Traduire, collaborer, résister » nouvel ouvrage sous la direction de Christine Lombez (membre senior honoraire, promotion 2014), dans le cadre de son programme de recherches IUF.

À travers une galerie de portraits de traducteurs et traductrices ayant exercé entre 1940 et 1944, cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur la vie littéraire durant la seconde guerre mondiale.
Traduire, comme écrire, sous la botte de l’occupant nazi, c’est résister ou collaborer. Ce livre explore les trajectoires individuelles et le travail de ces médiateurs, « acteurs invisibles de la littérature ». Quelle est leur place ? Dans quel contexte évoluent-t-ils ? Quel est leur rôle ?
Hélène Bokanowski, Maurice Betz, Pierre Darmangeat, Paul de Man ou encore Jean Wahl : ces portraits saisissent la traduction sous plusieurs aspects : biographique, historique, sociologique, historique, éditorial et théorique. En s’appuyant sur des archives privées inédites, cet ouvrage constitue un apport précieux aux études sur la vie littéraire francophone en temps de guerre.

[EN LIBRAIRIE] Dans la toile d’Arachné

Evanghélia STEAD, Professeur polyglotte de Littératures Comparées et de Culture de l’imprimé à l’UVSQ, membre senior de l’Institut universitaire de France (promotion 2016), publie avec Sylvie BALLESTRA-PUECH l'ouvrage "Dans la toile d'Arachné" aux Éditions Jérôme Millon.

Ce livre s’interroge sur le retour insistant du mythe d’Arachné (brillamment raconté par Ovide dans ses Métamorphoses) et de quelques figures connexes (Arachné et son frère Phalanx, punis d’inceste, Arachnos s’unissant à Tirésias) dans les textes littéraires modernes du xixe au xxe siècle. De la vaste littérature arachnéenne – qui inclut des romans, des pièces de théâtre, des poèmes, des essais et des articles scientifiques écrits avec un rare brio – il retient prioritairement la nouvelle fantastique moderne en y joignant quelques textes poétiques et discursifs éclairants. Il invite à explorer ces mythes dans des textes qu’on croirait très éloignés de fables antiques.

Le trajet de la tisserande mortelle qui osa défier Athéna dans un concours de tapisseries célèbre dans les arts et fut durement punie pour son talent et son audace se reflète dans la structure de l’ouvrage. Ses cinq parties s’arrêtent sur l’association insistante de l’araignée au diable en montrant l’influence de la Bible et de la littérature patristique (I. Araignées du diable); sur la figure de la femme-araignée, supposée dévorer son partenaire après l’union sexuelle, jusqu’à sa mise à distance par l’humour dans la nouvelle au xxe siècle (II. Amours monstrueuses); sur la figure de la mère-araignée étouffante, construite par la psychanalyse, et parfois déconstruite par des fictions ironiques (III. L’Araignée des familles); sur la toile d’araignée comme métaphore du psychisme et la transmission de la pensée coupable, le délire, la folie ou la phobie (IV. Une araignée au plafond); et sur la relation insistante de l’araignée à l’expression artistique – musique, écriture automatique ou tissage poétique (V. Araignées d’art).

Le livre réunit vingt-et-un textes en cinq langues (sept en français, trois en allemand, six en anglais, trois en italien et deux en espagnol), écrits entre 1842 et 1983. Il propose systématiquement l’original en regard des traductions. Cinq d’entre elles, reprises à des éditions existantes, sont revues et amendées. Sept autres sont proposées pour la première fois en français. Chaque texte est suivi d’une notice-commentaire qui en déplie la structure, l’imaginaire et la langue en attirant l’attention du lecteur sur une riche intertextualité qu’on tient pour une caractéristique frappante du mythe d’Arachné.

Site web de référence

[ARTICLE] Ouvrir la sociologie au monde et à l’universalité

Soixante-dix ans après le congrès constitutif de l’ISA à Oslo, il faut aller encore plus loin dans l’ouverture de la sociologie, notamment à celle des pays non occidentaux.

Veuillez trouver ci-dessous le lien vers la tribune de Stéphane Dufoix, professeur de sociologie à l'Université Paris-Nanterre, membre de l'Institut Universitaire de France (promotion 2007 et 2018) et Sari HANAFI, professeur de sociologie à l'Université américaine de Beyrouth et président de l’Association internationale de sociologie, publiée dans le journal Libération du 5 septembre 2019.

Lien vers l'article

[EN LIBRAIRIE] The New Town of Edinburgh: An Architectural Celebration

This collection of innovative essays celebrates the New Town of Edinburgh over the 250 years since its original creation. The contributing authors discuss the intellectual, economic and political contexts which provided the impetus for the city of Edinburgh to expand north of the Old Town, and analyse the New Town's unique architectural status in terms of its size, monumentality and degree of preservation. For centuries, Scotland has pursued innovation, improvement, commerce and contact with England and the Continent; and since medieval times it has been an urbanising land of planned towns. This book reflects on the constantly changing dialogue between Edinburgh's Old and New Towns, from the eighteenth century to the present time, as the city became increasingly commercialised. It also compares Edinburgh's New Town with more recent new towns elsewhere, notably nineteenth-century Dunedin in New Zealand and Scotland's planned new-town movement of the twentieth century. The age of conservation is another of the central themes.

By drawing on different approaches to the new town phenomenon in Scotland, this volume pays tribute to Scotland's vibrant capital, and offers insights into new research on Scotland's urban development.

L'ouvrage sous la direction de Clarisse Godard Desmarest "The New Town of Edinburgh : An Architectural Celebration" paraîtra le 10 octobre 2019. 

[EN LIBRAIRIE] Frontières et altérité religieuse La religion dans le récit de voyage, XVIe-XXe siècle

Le livre "Frontières et altérité religieuse, La religion dans le récit de voyage XVIe-XXe siècle " paraîtra le 5 septembre 2019 aux éditions des Presses universitaires de Rennes sous la direction d'Andreas Nijenhuis-Bescher, Susanne Berthier-Foglar, Gilles Bertrand (IUF senior, promotion 2012) et Frédéric Meyer.

Quatrième de couverture :

Une vingtaine de chercheurs de trois continents ont exploré ensemble des questions souvent abordées séparément. Ce livre est le fruit de ces rencontres. Le voyage induit une expérience de l’Autre et les faits religieux, appréhendés dans leurs dimensions culturelles, politiques et sociales, constituent souvent une forme d’altérité. Dès lors, l’altérité religieuse entretient, au détour de la description de lieux de culte, de l’étrangeté d’une cérémonie observée, voire d’une absence apparente de religion, des liens privilégiés avec le voyage.

Le corpus analysé embrasse toutes formes d’écrits liés au déplacement de la fin du Moyen Âge à l’époque contemporaine : journaux, mémoires, textes épistolaires ou encore romancés, voire une pièce de théâtre, intégrant des réminiscences du voyage. Ces écrits ont des finalités très diverses dont il faut appréhender la teneur. N’est-ce pas le propre de la relation de voyage de mettre en scène son auteur, avec une part variable de fiction ?

L’altérité religieuse au prisme du voyage irrigue ce livre, à travers les incursions en terre d’islam, la différence religieuse et ethnique, les religiosités ibérique et italienne modernes, le rôle de l’altérité religieuse comme marqueur d’exotisme, et une réflexion sur les liens entre modernité politique et religion.


Andreas Nijenhuis-Bescher, Associate Professor Dutch Area Studies (HUFS, Séoul).
Susanne Berthier-Foglar, professeur en civilisation américaine (UGA, Grenoble).
Gilles Bertrand, professeur d’histoire moderne (UGA, Grenoble).
Frédéric Meyer, professeur d’histoire moderne (USMB, Chambéry).

[EN LIBRAIRIE] L’Europe des revues (1880-1920) : Estampes, photographies, illustrations

Evanghélia STEAD, Professeur polyglotte de Littératures Comparées et de Culture de l’imprimé à l’UVSQ, membre senior de l’Institut universitaire de France (promotion 2016), publie avec Hélène Védrine dans la collection «Histoire de l’imprimé» des PUPS le collectif L’Europe des revues II (1860-1930 : Réseaux et circulations des modèles (986 p.)

L’ouvrage, richement illustré en couleurs et composé de 42 chapitres repartis en six sections, s’inscrit dans la suite de L’Europe des revues (1880-1920) : Estampes, photographies, illustrations (PUPS, «Histoire de l’imprimé», 2008, rééd. 2011) qu’il prolonge sous un autre angle. Il est issu d’une sélection de contributions au séminaire du TIGRE, animé depuis 2004 à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm par Évanghélia Stead, et s’inscrit dans la suite de nombreux travaux sur les périodiques.

4e de couverture : 

Comment les revues se développent-elles et circulent-elles ? Quels sont les réseaux ou les stratégies qu’elles mobilisent, les modèles dont elles s’inspirent, qu’elles transforment ou qu’elles imposent, les formes et les contenus qu’elles empruntent à d’autres revues ou qu’elles diffusent auprès d’elles ? Ces questions se posent tout particulièrement entre 1860 et 1930, lorsque les revues littéraires et artistiques foisonnent en Europe, en une féconde rivalité, et tissent des trames d’échanges, de transferts et de relations culturels. 

Cet ouvrage s’inscrit dans la continuité immédiate de L’Europe des revues (1880-1920). Estampes, photographies, illustrations (2008, rééd. 2011), dont il reprend les postulats. Il invite à explorer les rapports entre les modèles esthétiques, idéologiques, graphiques et typographiques des périodiques dans l’espace européen. En problématisant la notion de réseau et en montrant ses diverses réalisations et manifestations – entre revues ou autour d’une revue –, il met fortement en avant la circulation des périodiques comme vecteurs d’idées, de formes, de sociabilités, d’idéologies et d’esthétiques. 

Cet ample mouvement d’échanges, à la fois centrifuge et centripète, permet le brassage et le passage de nouvelles idées, de formes et d’esthétiques d’un pays à l’autre, la redéfinition des genres et des domaines. Il offre aussi un angle nouveau pour interroger l’émergence des revues spécialisées (d’art, de théâtre, de cinéma, ou de photographie). Il est actuellement relayé par de nombreuses initiatives numériques – de la mise à disposition des documents au profit du plus grand nombre à la reconstitution des réseaux historiques des périodiques et à la mise en relation croissante des publications, des documents et des archives. 

En étudiant ses diverses manifestations selon ces orientations, le présent ouvrage tente d’éclairer à nouveaux frais le phénomène périodique et de mesurer son importance dans l’histoire culturelle imprimée et visuelle.

Site web de référence : https://sup.sorbonne-universite.fr/catalogue/litteratures-francaises-comparee-et-langue/histoire-de-limprime-references/leurope-des-revues-ii-1860-1930

[EN LIBRAIRIE] Explorateurs de l'espace

Alors que nous fêtons le cinquantenaire des premiers pas d'un homme sur la Lune, l'exploration spatiale est devenue pour l'humanité un nouvel enjeu de civilisation. Retourner sur la Lune est au coeur de la stratégie des plus grandes agences spatiales. Au-delà, c'est le voyage vers Mars ainsi que la découverte de milliers d'exoplanètes qui stimulent les rêves les plus fous. Comment y aller ? Les défis à relever, humains et technologiques, sont immenses. 

L'astronaute Michel Tognini et l'astrophysicienne Hélène Courtois (membre senior de la 25e promotion de l'IUF) explorent ici les difficultés d'un vol habité vers les confins du Système solaire. Des astronautes témoignent et nous font partager leurs plus grandes émotions en vol, ouvrant la voie, demain, au tourisme spatial.

« Nous sommes entraînés dans une fabuleuse épopée intersidérale qui commence sur notre planète, puis nous emmène dans sa banlieue, sur la Lune, sur Mars, et bien au-delà.  »


Jean-Yves Le Gall,
Président du Centre national d'études spatiales (CNES)

[EN LIBRAIRIE] "1943 en traductions dans l'espace francophone européen"

L'ouvrage « 1943 en traductions dans l'espace francophone européen » coordonné par Christine Lombez (membre senior 2014), dans le cadre de son programme de recherches IUF, est consultable ici : 

Description

SOMMAIRE

AVANT-PROPOS (C. Lombez)

BRAENDLI Stefanie (Université de Lausanne) 
« Traduire depuis la Suisse en 1943. Le cas de la revue genevoise Lettres »

ENDERLE-RISTORI Michaela (Université de Tours)
(« 1943 – un tournant pour l'Aktion Übersetzung ? Otto Abetz et l'organisation des traductions de l'allemand »)

HUMBERT-MOUGIN Sylvie (Université de Tours)
« Les Troyennes de Sénèque dans la traduction de Gabriel Boissy (1943). Une tragédie antique de circonstance »

LOMBEZ Christine (Université de Nantes, IUF)
« 1943 au miroir de la traduction poétique en français : pour un état des lieux »

TAUTOU Alexis (Université de Rennes II)
« 1943 : ‘l’année Hölderlin’ vue de France »

VIGNALE François (Université du Mans)
« La revue Fontaine et ses réseaux en 1943 »

--> Pour plus d'informations :

[EN LIBRAIRIE] L'Immunothérapie des cancers, Histoire d'une révolution médicale

Malgré des progrès considérables et d’indéniables succès thérapeutiques, le cancer reste une des premières causes de mortalité.

Issue de travaux de recherche fondamentale, la découverte des mécanismes qui contrôlent les réponses du système immunitaire a permis de concevoir de nouvelles approches thérapeutiques qui se sont révélées remarquablement efficaces sur des cancers jusqu’ici sans espoir. L’idée consiste à permettre aux défenses naturelles, que nous possédons tous, d’agir sur le cancer.

Ce livre raconte l’histoire des recherches et des idées qui ont conduit à cette révolution médicale. De même qu’il y a eu un avant et un après la découverte des antibiotiques, on peut d’ores et déjà penser qu’il y aura un avant et un après l’immunothérapie des cancers.

Éric Vivier, professeur d’immunologie à l’université Aix-Marseille et directeur scientifique de la société de biotechnologie Innate-Pharma, est membre de l’Académie de médecine et de l’Institut universitaire de France.

Marc Daëron est chercheur invité à l’Institut Pasteur, chercheur émérite au centre d’immunologie de Marseille-Luminy et membre associé à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques. 

Le livre est disponible en librairie depuis le 2 janvier 2019 aux Éditions Odile Jacob !

Olivier Houdé est académicien

Olivier Houdé, Administrateur de l'IUF et professeur de psychologie du développement à l’université Paris Descartes, a été élu membre titulaire de l’Académie des sciences morales et politiques au cours de la séance ordinaire du lundi 3 décembre 2018. Il a recueilli 19 voix sur 37 votants au cinquième tour de scrutin. Il succède sur le fauteuil 4 de la section Philosophie au cancérologue Lucien Israël, décédé le 9 juin 2017.

Pour en savoir plus, voici l'article ici